Réaction du GART à l’absence d’un ministre en charge des Transports

Le gouvernement d’Élisabeth Borne vient d’être annoncé.

Nous lui adressons, bien évidemment, notre salut républicain et lui souhaitons de pouvoir répondre aux attentes nombreuses des Français dans cette période encore troublée par la crise sanitaire et particulièrement tendue du fait de la situation internationale.

Cela étant, le GART constate, avec regret et un étonnement certain, l’absence d’un ministre en charge des Transports.

Alors même que la transition écologique est annoncée comme une priorité de ce gouvernement, nous ne pouvons que déplorer que la mobilité soit ainsi passée sous silence, alors qu’il s’agit, et la crise des gilets jaunes nous l’a suffisamment prouvé, d’une des préoccupations majeures de nos concitoyens.

Ceux-ci sont confrontés à une augmentation du coût de l’énergie et à des injonctions en responsabilité pour changer leurs modes de déplacements afin d’adopter un comportement plus vertueux. Il aurait donc été légitime que nous puissions avoir un membre du gouvernement pleinement engagé à nos côtés en faveur d’une mobilité durable au service de tous. À moins que les questions de mobilité dont elle connaît tous les tenants et aboutissants soient directement traités par la Première ministre.

Nous espérons donc au plus vite être reçus par la Première ministre pour lui demander comment elle entend traiter les questions de mobilité et, en particulier, quelles suites seront réservées aux 7 propositions fortes ci-après rappelées que, toutes sensibilités politiques confondues, les élus du GART ont décidé de porter :

  • Engager l’État à hauteur de 5 milliards d’euros en faveur de la mobilité du quotidien avec un nouveau plan d’investissement ;
  • Baisser la TVA à 5,5 % dans les transports publics du quotidien ;
  • Transformer en subventions les avances de trésorerie versées dans le cadre de la crise sanitaire ;
  • Garantir la pérennité du versement mobilité ;
  • Développer à l’échelle nationale un titre unique pour toutes les mobilités ;
  • Créer un bureau des temps et engager une réflexion globale sur les horaires et les usages ;
  • Intégrer le BioGNV dans les énergies à très faibles émissions.