Le 27 septembre 2026, les électeurs genevois ont approuvé par référendum (à près de 57 % des voix) un crédit de 39,5 millions de francs suisses. Celui-ci permet au Canton de Genève de cofinancer des infrastructures de mobilité situées sur le territoire français, dans le cadre d’un accord conclu en novembre 2025 avec l’État, les départements de la Haute-Savoie et de l’Ain, le Pôle métropolitain du Genevois français et plusieurs intercommunalités du secteur. L’ensemble représente 182,7 millions de francs suisses d’investissements, répartis entre les partenaires français, qui en assurent près de 54 %, la Confédération et le Canton de Genève, qui cofinance un quart des douze projets retenus.
Un réseau de transports publics transfrontalier
Le programme finance plusieurs évolutions du réseau de transports publics : des voies réservées aux bus sur l’axe Thonon-Genève, le réaménagement du boulevard urbain entre Neydens et Saint-Julien-en-Genevois, et deux kilomètres de bus à haut niveau de service (BHNS) entre le CERN (organisation européenne pour la recherche nucléaire) et Saint-Genis-Pouilly.
Il prévoit également cinq parkings-relais, soit plus de 2 000 places nouvelles, chacun adossé à une ligne de transport en commun :
- Porte-de-France, à Saint-Genis-Pouilly, offrira 700 places au sein d’un pôle d’échange multimodal desservi par le BHNS vers le CERN ;
- Le Bisou, à Ferney-Voltaire, comptera 500 places au terminus du tram des Nations prolongé ;
- la gare de Machilly verra sa capacité portée à 270 places, en connexion avec le Léman Express ;
- Nangy disposera de 400 places et d’une aire de covoiturage raccordée à l’A40, associée au BHNS Annemasse-Bonne ;
- Saint-Martin-Bellevue, sur la commune de Fillière, proposera 400 places reliées à la future ligne de car express Genève-Annecy.
Moins de trafic aux passages de frontière
Ces projets doivent permettre de retirer environ 15 000 véhicules par jour aux passages de frontière. Au-delà du gain de temps pour les usagers, ils contribueront à améliorer la qualité de l’air et à réduire les nuisances sonores pour les habitants, de part et d’autre de la frontière.
En finançant ensemble des équipements situés de chaque côté de la frontière, les partenaires du Grand Genève organisent la mobilité à l’échelle de leur bassin de vie transfrontalier, au service des déplacements du quotidien.