POMA – membre de notre Club des partenaires – voit sa télécabine urbaine monocâble intégrée à la base Empreinte de l’ADEME. Depuis le 5 mai 2026, cette référence française documente son bilan carbone sur l’ensemble du cycle de vie et, avec elle, donne aux collectivités des données plus complètes pour comparer les modes de transport.
Un périmètre de calcul élargi
Jusqu’ici, l’évaluation environnementale des transports publics reposait essentiellement sur l’énergie consommée en exploitation. L’ADEME élargit le périmètre à la fabrication et à la maintenance, infrastructures et véhicules compris. Ce raisonnement en cycle de vie complet rapproche les données de l’empreinte réelle de chaque mode et rend les comparaisons plus solides.
Un repère de plus pour les AOM
Pour les autorités organisatrices de la mobilité (AOM), l’enjeu est concret dans la mesure où des données homogènes et plus exhaustives facilitent l’arbitrage entre les modes au moment de concevoir ou de faire évoluer une offre. L’empreinte carbone se positionne sur le même plan que le coût, la capacité ou la desserte.
La télécabine de POMA en donne une illustration. Sur ce périmètre élargi, son bilan s’établit à 9,21 grammes de CO₂e par passager et par kilomètre, à comparer aux 16,8 grammes du tramway alimenté par l’électricité française et aux 110 grammes du bus thermique (chaque mode étant évalué sur l’ensemble de son cycle de vie).
Des effets mesurables sur le terrain
Entre 2019 et 2025, l’ascenseur valléen Skyvall de Loudenvielle, réalisé par POMA, a évité la circulation d’environ 320 000 véhicules sur les routes d’accès à la station. L’économie atteint 1 327 tonnes de CO₂e, un volume équivalent à 452 millions de kilomètres parcourus en TGV ou à 282 500 allers-retours entre Paris et Marseille.