À l’issue du vote de la loi de finances pour 2026, les élus du GART saluent plusieurs avancées obtenues au terme d’échanges exigeants avec le gouvernement et le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot.
En portant avec détermination la voix des autorités organisatrices de la mobilité (AOM), le GART a contribué à l’adoption de plusieurs mesures clés, apportant ainsi des signaux attendus par les collectivités, en première ligne des mobilités du quotidien :
- l’extension du versement mobilité régional et rural à l’Outre-mer, une avancée attendue pour renforcer l’égalité territoriale et consolider le financement des mobilités du quotidien au sein de nos territoires ultra-marins ;
- la prolongation d’une année supplémentaire de la possibilité pour les employeurs privés de prendre en charge l’abonnement de transport à hauteur de 75 %, un levier concret en faveur du pouvoir d’achat et du report modal ;
- le maintien du mécanisme de compensation du versement mobilité suite au relèvement du seuil d’assujettissement de 9 à 11 salariés, pour un montant de 48 millions d’euros.
Le GART prend également acte du doublement de l’enveloppe ETS1, portée de 50 à 100 millions d’euros, qui apporte un soutien supplémentaire aux AOM locales, en particulier dans les territoires les moins denses. Toutefois, notre association émet une réserve quant à la suppression des régions AOM locales de substitution et de SYTRAL Mobilités de la liste des bénéficiaires, ainsi que sur les nouveaux critères d’affectation retenus, qui excluront encore d’autres AOM du dispositif.
À la lecture du budget 2026, notre association regrette vivement le refus du gouvernement et des parlementaires d’accorder aux AOM une plus grande latitude dans la fixation des taux du versement mobilité. Cette évolution, que nous appelons de nos vœux, leur permettrait pourtant d’assumer pleinement leurs responsabilités au service des mobilités du quotidien, et de disposer ainsi des mêmes capacités d’action que celles reconnues à Île-de-France Mobilités en 2023.
Enfin, le vélo qui démontre chaque jour son rôle essentiel au sein de nos territoires, aux côtés des transports collectifs et des solutions de mobilité décarbonée, ne bénéficie pas du soutien national nécessaire à sa pleine démocratisation. Le GART déplore que cette réalité n’ait pas été traduite dans les actes, le gouvernement n’ayant pas concrétisé les moyens supplémentaires envisagés par les parlementaires en faveur du plan vélo, à hauteur d’environ 50 millions d’euros, dans le budget finalement adopté.
Dans un contexte où les AOM assument au quotidien leurs responsabilités afin de garantir l’accès à la mobilité pour tous, la continuité du service public et la transition écologique des transports, ce budget 2026 a minima pour les mobilités du quotidien est encore loin des enjeux et des besoins exprimés sur le terrain. Les élus du GART ne peuvent que constater, une nouvelle fois, un décalage entre l’ambition portée localement et les moyens accordés au niveau national.
Le GART poursuivra avec détermination son action pour faire entendre la voix des AOM, notamment dans le projet de loi-cadre pour les transports.
Aller plus loin…

Pour tout comprendre du budget 2026 sur le volet mobilités, le GART met à votre disposition une note détaillée.