Prendre le bus ou le tram sans crainte, protéger les conducteurs, garantir la continuité du service : c’est l’objet du protocole signé le 15 juillet 2026 entre la Préfecture de Vaucluse, le Grand Avignon, la Ville d’Avignon, la Police nationale et la SPL Tecelys (exploitant du réseau Orizo). Un dispositif qui répond à une préoccupation partagée par l’ensemble des autorités organisatrices de la mobilité : la sécurité des voyageurs et des agents.
Une réponse aux incidents de cet été
En juin dernier, des événements survenus dans le quartier de Monclar avaient conduit à interrompre partiellement le réseau Orizo pendant plusieurs jours. Le président du Grand Avignon, Olivier Galzi, et le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, avaient alors réuni les partenaires pour définir rapidement des solutions. Le protocole en est l’aboutissement : renforcer la coordination entre acteurs de la sécurité, protéger les agents, rassurer les voyageurs et assurer un service fiable et continu pour les 40 000 usagers quotidiens du réseau.
Ce qui change dès maintenant
Plusieurs mesures s’appliquent immédiatement. Les forces de l’ordre renforcent leur présence dans les bus, aux arrêts et sur les lignes les plus sensibles, en particulier en soirée, les week-ends et aux abords de certains établissements scolaires. En cas d’alerte déclenchée par un conducteur, le centre de régulation de Tecelys transmet désormais la position précise du bus aux forces de l’ordre, pour une intervention plus rapide. Des opérations communes seront par ailleurs menées régulièrement contre les incivilités, les violences et la fraude.
Une coopération durable, au-delà du terrain
Le protocole institue un travail permanent entre les services de l’État, la Police nationale, la Police municipale, le Grand Avignon et Tecelys. Des réunions régulières permettront d’analyser les situations rencontrées et d’adapter les dispositifs . Dans cette perspective, les partenaires partageront leurs données pour anticiper les difficultés et concentrer les moyens là où ils sont le plus utiles. Des formations communes sont également prévues pour mieux gérer les situations sensibles et accompagner les agents victimes d’agressions.
Préparer le réseau de demain
La démarche ouvre la voie à de nouveaux projets. Dès septembre 2026, des études seront lancées pour créer un poste de commandement réunissant l’exploitation du réseau, la gestion de la circulation et la vidéoprotection. Un bilan annuel des actions engagées sera également présenté pour évaluer les résultats et ajuster les moyens en conséquence.
Pour Olivier Galzi, cette convention marque « une étape importante pour mieux protéger les agents et les voyageurs ». Une action qu’il entend poursuivre auprès de l’État pour obtenir les moyens d’un réseau toujours plus sûr. Le préfet de Vaucluse rappelle de son côté que la sécurité dans les transports fait l’objet d’une attention permanente, notamment avec une brigade de police nationale spécialisée dans les transports, présente sur le réseau.