Le colloque sur l’autopartage organisé le 17 juin 2026 à l’Assemblée nationale par la députée Christine Arrighi a mis en lumière une solution de mobilité encore insuffisamment connue et développée, mais porteuse face aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Les échanges ont souligné son rôle complémentaire aux transports collectifs, notamment dans les territoires peu denses, et son potentiel pour réduire les coûts pour les ménages tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre.
La récente étude de l’ADEME, qui a été présentée à cette occasion, confirme un fort potentiel de développement, avec jusqu’à cinq millions d’utilisateurs et un million de véhicules en moins sur les routes, sous réserve d’un soutien public structuré. Les retours d’expérience, en milieu rural comme en région, montrent que l’autopartage répond à des besoins concrets (emplois, services, intermodalité), mais reste freiné par des enjeux de financement, de gouvernance et d’accès à la voirie.

Les intervenants ont convergé sur un besoin clé : donner de la visibilité et un cadre stable aux collectivités pour accélérer le déploiement, en mobilisant notamment les flottes publiques et privées. L’autopartage apparaît ainsi comme un levier opérationnel au service des mobilités du quotidien et de la transition écologique
Après la participation de notre association à la journée nationale de l’autopartage en décembre 2025, qui a vu le ministre des Transports tracer des premières orientations pour un plan national sur l’autopartage, et notre récente enquête nationale sur les services d’autopartage récemment réalisée et partagée auprès des AOM, la présence du GART à cet évènement vient traduire notre volonté de renforcer la complémentarité de cette solution avec l’offre existante en matière de transports collectifs.