En Normandie, l’intégration tarifaire est en place dans les trois principales agglomérations de la région – Rouen, Caen et Cherbourg où elle facilite les correspondances entre le train et les réseaux urbains. Portée par la Région Normandie, elle illustre la place du train NOMAD dans la stratégie régionale, celui-ci s’imposant comme un outil essentiel de l’intermodalité au service des déplacements du quotidien.
Cette place, le train la doit à une décennie d’investissement dans le rail, érigé en priorité par l’autorité organisatrice de la mobilité régionale. Entre 2019 et 2025, la fréquentation des lignes normandes a progressé de 23 %, et 114 000 voyageurs montent désormais chaque jour à bord des trains NOMAD, une croissance annuelle supérieure à la moyenne nationale des TER. Ce résultat s’appuie sur un renforcement continu de l’offre, mené avec SNCF Voyageurs, avec 70 trains supplémentaires en 2025 puis 23 en 2026. Côté services, une réservation systématique permet d’emporter son vélo à bord de la ligne Paris-Granville, ainsi que des liaisons Caen-Le Mans-Tours et Caen-Granville-Rennes en période estivale.
Nouvelles rames et nouveaux ateliers modernisent le réseau
L’effort a également porté sur le matériel et la maintenance. Les nouvelles rames OMNEO 2, livrées entre 2024 et 2025, équipent les axes Paris-Vernon-Rouen et Paris-Évreux-Serquigny, tandis que trois rames Régiolis modernisent la desserte Le Havre-Fécamp. En parallèle, les rames AGC sont progressivement rénovées sur l’ensemble du réseau. Pour fiabiliser ce matériel, la Région Normandie s’est dotée d’un nouvel atelier de maintenance au Havre, dont la seconde phase est entrée en service en 2025, et d’une voie spécialisée à Sotteville destinée à accélérer les réparations et à réduire l’indisponibilité des rames.
Rendre l’offre plus lisible
Cette trajectoire franchira une étape le 1er mars 2027 avec le Service Annuel 2027. Contrainte par la recomposition des circulations franciliennes qu’impose le projet EOLE (prolongement du RER E jusqu’à Mantes-la-Jolie), l’autorité organisatrice a choisi d’en faire une opportunité pour repenser son offre plutôt qu’un simple ajustement d’horaires. Le cadencement y devient la règle, avec des trains au départ et à l’arrivée aux mêmes minutes chaque heure. Selon la Région Normandie, cette refonte se traduira par une offre plus lisible, des correspondances fiabilisées et des temps de parcours mieux garantis.
De l’intégration tarifaire au cadencement, ces avancées dessinent une offre régionale mieux articulée aux réseaux qui l’entourent, où le train tient le rôle que la région lui assigne, celui d’un outil essentiel de l’intermodalité. Une dynamique que la collectivité résume elle-même : plus de trains, plus de qualité, plus de voyageurs, et un service public mieux maîtrisé.