Depuis le 29 avril 2026, 16 nouvelles rames sur deux niveaux circulent sur le Sillon Lorrain jusqu’en gare de Luxembourg-Ville. Un investissement de 118 millions d’euros qui répond à une réalité sans équivoque : près de 12 000 usagers empruntent chaque jour cet axe, l’un des plus fréquentés de France hors Île-de-France.
Acquises auprès de la Région Normandie, ces rames Z26500 à cinq caisses offrent 554 places assises contre 313 auparavant. un bond capacitaire dont les voyageurs aux heures de pointe mesureront immédiatement l’effet. Véritable colonne vertébrale des mobilités transfrontalières entre la France et le Grand-Duché de Luxembourg, le Sillon Lorrain est également un corridor de fret majeur à l’échelle européenne, avec jusqu’à huit trains par heure et par sens entre Thionville et la frontière luxembourgeoise. C’est cette pression infrastructurelle qui rendait le renforcement capacitaire structurellement inévitable.
Une stratégie portée en coopération avec le Grand-Duché de Luxembourg
Le déploiement de ces nouvelles rames s’inscrit dans une stratégie qui dépasse la seule augmentation de capacité. La rénovation complète de 41 rames a été conduite par la Région Grand Est dans le cadre de l’opération mi-vie, son programme de rénovation à mi-parcours du matériel roulant visant à améliorer la fiabilité et le confort tout en prolongeant la durée de vie des rames. Cette initiative représente un investissement d’environ 180 millions d’euros, sept rames déjà rénovées aux couleurs Fluo Grand Est circulant sur le réseau. La dimension transfrontalière du projet trouve par ailleurs une traduction concrète dans la construction d’un nouvel atelier de maintenance à Montigny-lès-Metz, cofinancé avec le Grand-Duché de Luxembourg pour 120 millions d’euros, dont la mise en service est prévue à l’été 2026.
Objectif : 13 000 places assises aux heures de pointe d’ici fin 2026
Le déploiement progressif des nouvelles rames dans les prochains mois permettra d’atteindre environ 13 000 places assises aux heures de pointe d’ici fin 2026 et début 2027, soit une hausse de l’ordre de 50 %. En parallèle, l’autorité organisatrice de la mobilité régionale poursuit ses échanges avec l’État et SNCF Réseau afin d’augmenter les capacités d’infrastructure et d’anticiper la hausse continue de la fréquentation sur cet axe structurant.