Faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, une priorité transversale de l’action publique

    Le 9 mars 2026, le GART a participé au groupe de travail réuni par le cabinet du ministre chargé des Transports pour préparer le futur plan national de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans les transports en commun. Par la voix de son directeur général, notre association a porté la voix des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) et défendu plusieurs orientations structurantes.

    Une approche globale et coordonnée

    Notre première exigence concerne l’inscription de la lutte contre les VSS dans un continuum de sécurité plus large que le seul périmètre des transports publics. Les violences subies dans les transports s’inscrivent souvent dans des environnements plus larges (espace public, abords des gares…). Dans cette perspective, le GART a souligné la nécessité de travailler étroitement avec les ministères de l’Intérieur et de la Justice, afin d’assurer une meilleure coordination de l’ensemble des acteurs de l’écosystème.

    Mieux faire connaître les dispositifs existants

    Les représentants du GART ont également insisté sur un constat. De nombreux dispositifs existent déjà, mais restent encore insuffisamment connus ou utilisés. C’est notamment le cas de la descente à la demande, qui permet aux passagères et passagers de descendre entre deux arrêts afin de se rapprocher de leur destination et de réduire les situations d’isolement. Cela doit se concrétiser par la valorisation de solutions déjà opérationnelles au-devant du public, grâce à des campagnes ciblées.

    Vigilance sur la vidéo algorithmique

    Notre association a également appelé à une approche prudente concernant le recours à la vidéo algorithmique dans les transports publics. Si les technologies peuvent constituer des outils d’appui utiles à la sûreté et à la sécurité, leur déploiement doit s’inscrire dans un cadre juridique et éthique clair, garantissant à la fois l’efficacité des dispositifs et le respect des libertés publiques.

    Un engagement concret

    Au cours de ces échanges, le GART a rappelé que son engagement s’est traduit ces derniers mois par la mise en œuvre de plusieurs initiatives :

    • la relance de notre groupe de travail sur les enjeux de sûreté dans les transports afin de partager les bonnes pratiques entre autorités organisatrices de la mobilité ;
    • le recrutement d’une doctorante, Agathe Gérard, dans le cadre d’une convention CIFRE (pour convention industrielle de formation par la recherche) dédiée à l’étude des violences sexistes et sexuelles dans les transports. Par son expertise, elle nourrit et enrichit dans son action les démarches des autorités organisatrices de la mobilité dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

    Enfin, le GART a réaffirmé la volonté de l’association de poursuivre les travaux menés étroitement avec l’État et l’ensemble des acteurs engagés dans le but de faire progresser les politiques de prévention et de sécurité. Les travaux engagés par le ministère doivent se poursuivre dans les prochaines semaines, auxquels le GART prendra part en sa qualité de représentant national des AOM.

    12 mars 2026 – Crédit : Schneider-Saada