Longtemps cantonnés à quelques expérimentations, les véhicules intermédiaires – ou vélis – pourraient bien être en train de changer de dimension.
Le GART était présent les 21 et 22 septembre à Rennes au 4ᵉ Salon national des véhicules intermédiaires, organisé par l’ADEME. Deux journées d’échanges qui ont permis de mesurer le chemin parcouru… mais surtout celui qu’il reste à accomplir pour structurer une véritable filière.
À court terme, l’impulsion devrait venir des professionnels et des collectivités
Services publics locaux, logistique du dernier kilomètre, déplacements professionnels : les vélis peuvent répondre à des usages très concrets, avec des coûts d’exploitation sensiblement inférieurs à ceux de véhicules conventionnels et un potentiel intéressant pour accompagner la décarbonation des flottes.
L’intégration des catégories L6e et L7e dans les objectifs de verdissement des flottes par la loi de finances pour 2026 constitue, à cet égard, un nouveau levier.
Mais passer de l’expérimentation au changement d’échelle suppose désormais de lever plusieurs verrous : modèles économiques, maintenance, cadre réglementaire, infrastructures et intégration de ces véhicules dans les politiques publiques de mobilité.
Les territoires ont ici un rôle déterminant à jouer. C’est par l’expérimentation, au plus près des usages, que pourront être identifiés les services pour lesquels les vélis apportent une réponse réellement pertinente.
L’enjeu est aussi industriel. Accélérer leur déploiement, c’est contribuer à faire émerger une filière française suffisamment structurée pour prendre position sur un marché appelé à se développer face à une concurrence internationale croissante.
Pour les autorités organisatrices de la mobilité, le sujet mérite donc d’être regardé de près : le véli n’a pas vocation à remplacer tous les véhicules, mais à prendre sa place là où la voiture est parfois surdimensionnée par rapport au besoin réel.