Le 26 février dernier, le GART a visité les usines de Retrofleet, entreprise française installée sur le parc d’activités Alpespace à Sainte-Hélène-du-Lac et spécialisée dans la conversion électrique des autocars. Convaincue que la décarbonation des flottes passe avant tout par la valorisation des véhicules existants, Retrofleet fait de cette approche sa mission fondatrice.
Retrofleet, la reconversion électrique à l’échelle industrielle
L’entreprise a ouvert ses lignes de production pour permettre d’observer l’ensemble de la chaîne de valeur, des packs batterie aux véhicules déjà reconvertis, en passant par les kits de conversion et la solution Mona Energy. La cible est clairement identifiée : les autocars scolaires et périurbains, avec deux modèles d’ores et déjà homologués, le Crossway et le Mercedes Intouro. Opérant depuis cinq sites en France et une filiale en Italie, l’entreprise réalise une conversion en deux à trois semaines. Plus de 200 véhicules ont déjà été rétrofités, représentant environ un tiers des autocars électriques en circulation en France, et Retrofleet vise désormais une capacité de 300 à 350 conversions par an.
Les échanges ont dépassé la seule démonstration technique pour toucher aux questions que se posent concrètement les autorités organisatrices : peut-on s’approvisionner en batteries françaises, le rétrofit est-il économiquement viable sur les lignes scolaires et interurbaines, et que faire des batteries en fin de vie sinon les valoriser via des services au réseau ? Des questions auxquelles Retrofleet apporte des réponses déjà opérationnelles.
Le GART remercie Retrofleet pour sa disponibilité et l’ouverture avec laquelle ses équipes ont partagé leur expertise et leur vision de la filière.