EuMo 2020 : le programme des ateliers

Vu les informations dont les organisateurs de salons français disposent à ce jour sur les conséquences de la pandémie du COVID-19, il s’avère que les conditions de préparation et de déroulement du salon qui préserveraient la santé et la sécurité des visiteurs, des exposants, des partenaires et des équipes ne sont pas réunies. En conséquence, le GIE Objectif transport public a pris la décision de reporter le salon.

European Mobility Expo se tiendra du 15 au 17 décembre 2020, à Paris, Porte de Versailles.

Le programme des ateliers va être réaménagé. Les dates et horaires indiqués ci-dessous ne sont plus à prendre compte. Une nouvelle version vous sera prochainement communiquée.

L’équipe du GIE Objectif transport public est mobilisée pour vous offrir cette exceptionnelle édition hivernale.

En quinze années d’existence, Transports Publics – le Salon européen de la mobilité – est devenu le rendez-vous incontournable des professionnels du secteur. Organisé conjointement par le GIE Objectif transport public, le GART et l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), cet écosystème a connu de profonds changements qui bousculent les acteurs traditionnels et en font émerger de nouveaux. Pour accompagner ces évolutions majeures et penser collectivement la mobilité du XXIème siècle, le salon du transport public change de nom pour devenir European Mobility Expo (acronyme : EuMo). Un nouveau format dont la prochaine édition se tiendra à la Porte de Versailles (Paris).

Parmi les temps forts attendus, le programme détaillé des ateliers organisés par le GART et l’UTP qui aborderont les thématiques du moment : loi d’orientation des mobilités, MaaS, desserte des territoires peu denses, sûreté, dialogue social, ouverture à la concurrence ferroviaire… ces trois jours d’échanges et de bonnes pratiques seront ainsi l’occasion de faire avancer la culture mobilité durable à l’échelle française et européenne.

Programme des ateliers

MARDI 23 JUIN 2020

14h‐15h30 – Espace Europe
Le défi de la transition énergétique : regards croisés de plusieurs réseaux européens
L’ampleur de l’urgence climatique en fait un sujet d’importance mondiale sur lequel les grands blocs doivent se positionner. L’échelon européen évidemment pertinent pour aborder le sujet de la transition énergétique et la Commission européenne von der Leyen en a fait une priorité en annonçant la création d’un fond européen pour la transition énergétique. En France, la loi « Transition énergétique pour la croissance verte » de 2015 fixe le cap d’un nouveau modèle énergétique français, dans le cadre européen. En vertu de ce texte, depuis le 1er janvier 2020 (2018 pour la RATP), la moitié des autobus neufs doivent être des véhicules à faibles émissions et la totalité en 2025. Comment réussir cette transition énergétique en maintenant un haut niveau de service et en maîtrisant les coûts ? Quelles sont les politiques mises en œuvre chez nos voisins allemands, italiens et espagnols ? Quelles sont leurs obligations ? Où en sont-ils dans l’utilisation d’énergies alternatives au gasoil ? Quelles solutions sont privilégiées et pourquoi ?

14h‐15h30 – Pavillon GART-UTP
Lignes capillaires fret et voyageurs : quel avenir ? »
Près de 40% du transport ferroviaire de marchandises circulent aujourd’hui via les lignes capillaires. Parallèlement, les petites lignes de train de voyageurs restent très appréciées des citoyens. Reste que l’entretien et la maintenance de ces lignes nécessitent un investissement conséquent. La loi d’orientation des mobilités va permettre aux autorités organisatrices de la mobilité de prendre en charge leur entretien et leur maintenance.  Cette nouvelle donne permettra-t-elle de débloquer les freins qui nuisent encore au fret ferroviaire ? Comment se positionnent les entreprises ferroviaires, les chargeurs et des gestionnaires d’infrastructure ?

14h‐15h15 – Pavillon GART-UTP
Quelle gouvernance institutionnelle de la mobilité après la LOM ?
La loi d’orientation des mobilités a affirmé l’ambition de couvrir l’intégralité du territoire national par une autorité organisatrice de la mobilité (AOM) d’ici le 1er juillet 2021. Elle a également donné aux AOM de nouveaux outils pour améliorer la coopération entre les échelons locaux et régionaux. Comment les collectivités se sont-elles emparées de ces dispositions ? Comment doivent-elles s’y prendre pour respecter les délais imposés par la loi ? Quelles nouvelles formes peuvent prendre les relations entre AOM locales et régions ?

15h45-17h15 – Espace Europe
Desserte des territoires peu denses : retours d’expérience européens
Dans le cadre de la mise en œuvre opérationnelle de la loi d’orientation des mobilités, la question de la desserte des territoires périurbains et ruraux se pose avec une acuité toute particulière en France. Comment ce sujet prégnant est-il appréhendé par nos voisins européens ? Plus précisément, comment les collectivités locales déploient-elles concrètement des solutions de mobilité adaptées aux zones peu denses de leurs territoires ? Selon quel cadre institutionnel, financier, technique et opérationnel ?

16h‐17h30 – Espace France
Transition énergétique : quelles solutions techniques ?
Électricité, GNV, motorisation hybride, biocarburants, hydrogène : il n’existe pas « une » mais « des » solutions alternatives au gasoil. Le choix des énergies et des matériels dépend de « fondamentaux » propres à chaque territoire : topographie, climat, patrimoine, urbanisme, zones à circulation restreinte, moyens d’approvisionnement… Cette transition vers des modes encore plus « verts » doit être menée tout en conservant un haut niveau de service et en maîtrisant les coûts. Les réseaux de transport parviennent-ils à résoudre aisément cette équation, et comment ? Où en sont-ils dans l’utilisation d’énergies alternatives au gasoil ?

16h-17h15 – Pavillon GART-UTP
Smart cities : les villes du futur ?
Infrastructures, réseaux (énergie, eau, téléphone), transports, gestion des administrations, des lieux d’enseignement et de culture, gestion des déchets … La Smart City utilise les technologies de l’information et de la communication pour offrir une meilleure qualité de vie aux citoyens et optimiser ses coûts. Pour intervenir sur ce marché, les acteurs deviennent des ensembliers via la diversification et l’intégration verticale. Qui sont les grands acteurs de la Smart City en France ? Quels sont les projets les plus aboutis ? Les opérateurs de transport public peuvent-ils se positionner sur ce marché ? Quelles sont leurs valeurs-ajoutées ?

MERCREDI 24 JUIN 2020

9h-10h – Espace Europe
Le dialogue social en France : vers un nouveau modèle ?
Ces dernières années, avec les réformes qui s’enchaînent (réformes du code du travail, assurance chômage, prélèvement à la source, régime des retraites), l’essor des nouveaux modes de travail et de pratiques managériales, la nécessité d’allier performance et bien-être au travail, la digitalisation et l’automatisation), le dialogue social classique est sous haute tension. De nouveaux mouvements de contestation et de nouveaux outils de consultation des apparaissent : La France bascule-t-elle vers un autre modèle ? Les syndicats et le dialogue social y ont-ils encore leur place ? Et laquelle ? Deux grandes personnalités viennent nous apporter leur éclairage sur ce sujet majeur dans les transports.

9h30-10h45 – Pavillon GART-UTP
Nouvelles mobilités : risques ou opportunités
Alors que le monde change, que la prise de conscience concernant les conséquences environnementales des activités humaines s’amplifie, que nos sociétés s’accélèrent tout en s’interrogeant sur la direction que doit prendre la mutation de leur mobilité, le concept de « nouvelles mobilités » émerge dans les débats. De quoi s’agit-il exactement ? Quels sont les cibles, usages et flux concernés par ces nouvelles mobilités ? Comment se positionnent-elles par rapport aux grandes formes de mobilités quotidiennes que nous connaissons ? Trouveront-elles leurs espaces, à quel prix et avec quels impacts sur la politique de mobilité durable ?

9h30-10h30 – Espace France
Actualité de la mobilité en Outre-mer
En juin 2018, le président de la République Française présentait à l’Elysée les priorités qui allaient être les siennes pour l’Outre-mer, dont le Livre bleu Outre-mer devait définir la politique du gouvernement pour les 5 ans à venir. Quelles ont été les déclinaisons précises de cette politique en matière de mobilité dans les territoires ultra-marins ? Au-delà, quelles sont les orientations prises au niveau européen (programmation 2021-2027, Fonds européen de développement régional…) ? L’ensemble des autorités organisatrices ultra-marines mettent en place des politiques de mobilité très ambitieuses et dynamiques. Comment s’articulent ces politiques avec les programmes européens ? Quelles sont les attentes des territoires ? Les intervenants à cet atelier tenteront de répondre à ces questions, et de susciter échanges et débats constructifs autour de la mobilité en Outre-mer.

10h-11h – Espace Europe
Le dialogue social de branche : une spécificité française en Europe ?
Au sein de l’Union européenne, les modalités d’organisation des relations sociales entre les partenaires sociaux sont différents d’un pays à l’autre. En France, les représentants des employeurs et des syndicats négocient des accords à plusieurs niveaux, au niveau inter- professionnel, au niveau des branches professionnelles et au niveau des entreprises voir de certains de leurs établissements. Le nombre d’accords signés en 2018 atteste, d’une dynamique positive dans un paysage largement rénové par les dernières réformes sociales. En quoi la branche est-elle une spécificité française ? Comment se porte le dialogue social dans la branche du transport urbain de voyageurs ? Où en est la future convention collective ferroviaire ?

10h45-12h – Espace France
Lancement du Club Nord-Sud des autorités organisatrices de la mobilité
Malgré des contextes très différents, les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) d’Europe et des pays en développement font face à des problématiques similaires : gouvernance, financement, intermodalité, numérique… L’objectif de cette rencontre entre AOM est d’amorcer un réseau informel d’échanges et de bonnes pratiques entre élus et techniciens des AOM du Nord et du Sud. Cela permettra également de susciter des coopérations bilatérales plus approfondies entre AOM quand celles-ci y trouveront un intérêt mutuel.

11h-12h30 – Espace Europe
MaaS et intéropérabilité
Quelles stratégies de gouvernance ? Quels modèles ? Comment mettre en œuvre l’interopérabilité ? En Europe, les stratégies des réseaux de transport diffèrent entre MaaS public ou privé. La question de la désintermédiation se pose également dans un contexte où il est difficile de concilier secret des affaires et repartage d’information client. À l’avenir, les modèles pourraient être multiformes et adaptatifs mais ils devront être portés par un tiers de confiance. Dans la continuité de l’émergence de ces MaaS, l’interopérabilité devient un enjeu majeur. La mise en place d’interfaces normalisées, tout comme le maillage des MaaS, est nécessaire à la couverture de bassin de vie mixant territoire locaux, régionaux et nationaux, voire internationaux.

14h-15h30 – Espace Europe
La diversité des modèles de financement en Europe
Le défi du financement durable de la mobilité constitue un enjeu crucial pour tous les pays européens. Mais, dans la diversité des histoires de chaque pays, les solutions mises en œuvre sont multiples. En France, l’institution du versement mobilité est une originalité, unique au monde, alors qu’en Allemagne les budgets des collectivités sont sollicités principalement et qu’en Grande Bretagne c’est l’usager qui finance le fonctionnement du service de transport. Y a-t-il un modèle dont l’efficacité serait supérieure aux autres, toutes les pistes ont-elles été explorées ? Cette conférence permettra d’échanger les bonnes pratiques entre plusieurs approches de façon à dégager quelques solutions qui mériteraient d’être promues au niveau européen.

14h-15h30 – Pavillon GART-UTP
Digitalisation : quels impacts sur les métiers du transport urbain et ferroviaire ?
Pour plus de praticité et d’efficacité, nombre d’outils, process, objets, etc. sont désormais digitalisés. Dans l’entreprise, la numérisation permet aux salariés de se centrer sur leur cœur de métier, mais aussi d’être encore plus réactifs et encore plus rapides pour répondre aux besoins et aux attentes de clients de plus en plus digitaux. Quels sont les impacts de la digitalisation dans les transports urbains et ferroviaire ? Certaines activités et fonctions sont-elles plus concernées que d’autres et pourquoi ? Comment les opérateurs appréhendent-ils cette mutation inédite ? Comment font-ils évoluer les métiers ?  Avec quels dispositifs ?

14h-15h30 – Espace France
Droit de grève et continuité du service public : comment concilier deux principes constitutionnels ?
Les lois sur le dialogue social du 21 août 2007 et du 19 mars 2012 s’efforcent de concilier deux principes constitutionnels : le droit de grève et la continuité du service public. Certaines pratiques, silences ou interprétations des textes remettent en cause les effets bénéfiques et l’objet même de la loi. Droit de retrait détourné, préavis au long cours sans grévistes, arrêts de travail de très courte durée, préavis multiples entrainant des grèves discontinues : les textes doivent ils évoluer pour améliorer encore l’information des voyageurs et optimiser l’organisation du service lors des mouvements sociaux ?

15h45-17h15 – Espace Europe
La diversité des modèles de gouvernance en Europe
Si le couple autorité organisatrice/opérateur rencontre un succès croissant au niveau mondial en général et en Europe en particulier, il n’en reste pas moins que les modèles de gouvernance des réseaux de transport public sont variés. Gestion directe ou déléguée, implication plus ou moins forte des élus, champ des compétences restreint ou très large, mode de contractualisation entre l’autorité organisatrice et l’opérateur, on ne peut pas dire qu’un modèle de gouvernance prédominant émerge. Cette conférence essayera néanmoins de faire dialoguer différentes approches de la gouvernance de la mobilité pour faire émerger quelques règles fondamentales à respecter pour que les usagers bénéficient du meilleur service au meilleur coût.

16h-17h30 – Pavillon GART-UTP
Sûreté dans le transport public : les attentes des voyageurs, des autorités organisatrices et des salariés
La sûreté reste un sujet de préoccupation majeure dans le transport public urbain et ferroviaire pour les voyageurs et les autorités organisatrices, mais aussi pour les salariés des entreprises au contact du public. Reconquête des territoires, sûreté de bout en bout, réinstauration d’un climat de confiance, intensification des moyens dédiés à la lutte contre la fraude et les incivilités, renforcement des actions contre les agissements sexistes sont notamment attendues par toutes les parties prenantes. Présence humaine, vidéoprotection, prérogatives des agents assermentés… : quels sont les moyens d’actions ? Quelles sont les attentes de chacun ? Réponses dans cet atelier d’échanges et de partages.

16h-17h30 – Espace France
Comment rendre les métiers plus attractifs et faciliter les recrutements ?
Les transports urbain et ferroviaire emploient près de 260 000 salariés en France et sont d’importants recruteurs. Au-delà de la conduite, bien d’autres compétences sont recherchées, dans l’énergie, les télécoms, le génie civil, la sûreté, la maintenance, le marketing client…  Malgré cette large palette de métiers et la qualité des emplois proposés (CDI, temps plein, formation, etc.) : la profession peine à séduire les candidats. Comment drainer les compétences vers les métiers du transport urbain et ferroviaire ? Quels sont les freins et les atouts des opérateurs ? Quels dispositifs semblent les plus porteurs pour susciter des vocations ?

JEUDI 25 JUIN 2020

9h-11h – Espace Europe
Fin des monopoles dans le transport urbain en Île-de-France et le transport ferroviaire : tour d’horizon des effets observés sur plusieurs marchés en Europe
Certains pays européens, qui ont ouvert leur transport public urbain et/ou leur transport ferroviaire à la concurrence, constatent une amélioration de la qualité de service et une augmentation de l’offre. Dans d’autres, le marché n’a pas fondamentalement changé. Tour d’horizon des effets observés sur plusieurs marchés en Europe. Cette conférence sera composée de deux sessions : l’ouverture à la concurrence en Île-de-France, puis l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en France.

9h-9h55 – Première session
Ouverture à la concurrence en Île-de-France
Les lois Nouveau Pacte ferroviaire et LOM fixent le cadre et le calendrier de l’ouverture à la concurrence des services publics routiers et ferroviaires en Île-de-France. Île-de-France Mobilités a engagé la mise en concurrence des réseaux routiers de grande couronne (OPTILE) à partir du 1er janvier 2021. À terme, tous les modes de transport franciliens, routiers comme ferroviaires, sous obligations de service public seront concernés. À l’aune d’exemples étrangers, cette table ronde présentera les enjeux, les risques et les bénéfices de l’ouverture pour le marché et pour les voyageurs.

10h05-11h – Seconde session
Ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en France
En France, la loi « Pour un nouveau pacte ferroviaire » a donné le tempo de l’ouverture du marché à la concurrence : progressivement, à partir de décembre 2019 pour les services ferroviaires conventionnés et de décembre 2020 pour les services commerciaux. Comment assurer une saine compétition entre les candidats ? Commet mettre en œuvre la concurrence pour les services commerciaux ?  Quels apports pour les voyageurs ?  Plusieurs témoignages de nos voisins européens apporteront des pistes  de réponses sur ces sujets essentiels.

10h-11h – Pavillon GART-UTP
Comment assurer une articulation pertinente entre vélo et transport public ?
Il y a 18 mois, le Premier ministre présentait les grandes lignes du Plan vélo. Parmi ses objectifs : augmenter la part du vélo dans les déplacements domicile-travail de 3% à 9% d’ici à 2024.  Le potentiel de développement du vélo en France reste en effet très important au regard de nos voisins européens.  Quels objectifs sociétal et environnemental défend le plan Vélo ? Est-ce bien la réduction de l’autosolisme qu’il permettra d’atteindre ? Au détriment de quels modes le vélo va-t-il trouver son espace ? Quels sont les impacts des politiques d’incitation et de restriction ? Comment veiller à une articulation intelligente et efficace entre le vélo et le transport public ?

10h-11h – Espace France
Loi d’orientation des mobilités et billettique, quelles avancées ?
La billettique un des piliers du MaaS, outil indispensable à la collecte d’une part du financement des transports. Elle joue un rôle prépondérant, aussi bien en termes de lien contractuel qu’en termes de statistiques, de contrôle de droit, de porteur de tarification sociale… Comment la billettique va-t-elle révolutionner le parcours client pour son achat de titre combinant des services publics et privés (covoiturage, stationnement, transport collectif, vélo, trottinette…) ? Pour cela, Le titre papier va-t-il disparaitre au profit des titres numériques ? Quels sont les révolutions à en attendre ?

11h-12h – Pavillon GART-UTP
Ouverture à la concurrence ferroviaire : quelles données ?
À l’heure du lancement des premiers appels d’offres pour les services ferroviaires conventionnés, l’accès aux données constitue un enjeu majeur d’une part pour les AO pour définir leurs besoins et organiser une saine concurrence, d’autre part pour les candidats, pour participer et présenter des offres robustes. Un récent décret est venu préciser les règles du jeu, sous l’égide de l’ART. Il encadre le niveau de détail des données et les modalités de leur mise à disposition à l’AO, ainsi qu’aux candidats à un appel d’offres. Il fixe également le cadre de la protection de la confidentialité des secrets des affaires. Cet atelier se propose de faire le point sur ces enjeux.

14h-15h – Pavillon GART-UTP
Ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire : exemple allemand
En Allemagne, la réforme ferroviaire de 1994, qui a ouvert le marché à la concurrence, a pleinement profité aux transports ferroviaires régionaux. Une dizaine d’entreprises opèrent aujourd’hui plus d’un tiers des trains régionaux de voyageurs aux côtés de l’opérateur historique. Avec le soutien financier de l’Etat fédéral, les Länder organisent leurs transports régionaux, après mise en concurrence. Plus de 800 km de lignes « voyageurs » ont été remises en service et nombre de communes désenclavées. La qualité de service s’est améliorée et les matériels modernisés, y compris chez Deutsche Bahn, l’opérateur historique. Le marché des services publics ferroviaires (TER, Transilien, TET) s’ouvre progressivement à la concurrence. Les enseignements de l’Allemagne peuvent-ils être utiles pour le marché français ?

14h-15h – Espace France
Transfert des personnels dans le transport public urbain : article 158 de la loi d’orientation des mobilités : six mois après, où en sommes-nous ?
L’article 158 de la loi du 24 décembre 2019 prévoit un principe de transfert automatique du personnel issu des services routiers de l’EPIC RATP en cas de changement d’attributaire d’un service. Pour les services de transport de voyageurs issus du périmètre OPTILE, l’article 158 renvoie à un accord de branche le soin de déterminer les conditions et les modalités de transfert des contrats de travail. 6 mois après le vote de la loi, quelles sont les modalités de transfert des contrats de travail des salariés ? Que cela implique-t-il en termes d’obligations, de démarches et de délais à respecter pour les entreprises ? Quelles sont les difficultés que pourraient rencontrer les entreprises ? Comment les salariés et les entreprises appréhendent-ils les futures procédures de transfert de personnel ?

15h15-16h15 – Pavillon GART-UTP
Ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire : exemple italien
Deux entreprises coexistent, jusqu’à maintenant, sur le marché transalpin de la grande vitesse : Trenitalia, l’opérateur historique et NTV, l’entreprise privée présente depuis 2012. Aujourd’hui, les deux opérateurs affichent des résultats positifs. Baisse des tarifs, qualité de service améliorée, offre renforcée… : l’ouverture à la concurrence du marché transalpin en open access a créé une saine émulation. À l’heure où plusieurs entreprises se sont déclarées intéressés par l’ouverture à la concurrence des services commerciaux en France à partir de la fin 2020, cet atelier propose de tirer parti des enseignements en Italie.

15h15-16h15 – Espace France
Transfert des personnels dans le ferroviaire : quelles modalités ?
Depuis le 3 décembre 2019, l’État et les Régions en tant qu’autorités organisatrices peuvent respectivement mettre en concurrence l’activité TET et TER, services conventionnés, sous réserve des possibilités d’attribution directe. La mise en concurrence des activités TET et TER deviendra obligatoire à partir de 2023. S’agissant de services conventionnés se pose la question du transfert du personnel concourant à l’exploitation et à la continuité du service public concerné. Quelles sont les modalités de transfert des contrats de travail des salariés ? Que cela implique-t-il en termes d’obligations, de démarches et de délais à respecter pour les entreprises ? Quelles sont les difficultés que pourraient rencontrer les entreprises ? Comment les salariés et les entreprises appréhendent-ils les futures procédures de transfert de personnel ?

L’identité des intervenants sera révélée dans les prochains semaines.

6 mars 2020 / Mis à jour le 6 avril 2020 – Crédit : B. Mazodier