Une Semaine pour promouvoir le développement durable
La Semaine du transport public 2002, qui se déroulera du 16 au 22 septembre 2002, aura pour thème le développement durable. Une thématique ambitieuse et particulièrement dactualité pour cette 9e édition, puisque se tiendra à Johannesburg, du 26 août au 4 septembre, le Sommet mondial sur le développement durable, 10 ans après le Sommet fondateur de Rio.
Le développement durable devenant lun des principaux sujets de débats entre les Nations, le Comité de promotion des transports publics, organisateur de la semaine, son président Michel Destot, président du GART, et son vice-président Michel Cornil, président de lUTP, ont souhaité consacrer lévénement annuel du monde des transports publics à ce thème fort et sur lequel une prise de conscience globale est indispensable.
Mais quest ce que le développement durable ? " Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs " ; telle est la définition donnée par le rapport Brundtland de la Commission des Nations Unies sur lenvironnement et le développement paru en 1987. Il sagit dune approche environnementale qui découle dun double constat : la fragilité de la biosphère et la fragilité du développement lui-même. Le développement durable vise donc à réconcilier le développement économique et social, la protection de lenvironnement et la conservation des
ressources naturelles.
À travers le choix de ce thème, lobjectif de la Semaine du transport public est de démontrer que les transports publics ont un rôle à jouer dans les politiques de développement durable. La prise en considération des problèmes subis à léchelle de la planète doit dabord se faire au niveau local, à lintérieur même de nos villes. Dans le cadre des Journées préparatoires à la contribution française au Sommet de Johannesburg, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a rappelé ce principe : " Nous devons avoir une pensée universelle et locale du monde : la planète est à nous tous, mais elle ne peut se concevoir quau travers dactions qui seront menées au niveau local ". Il est donc essentiel de sensibiliser nos concitoyens au développement durable, pour que chacun apporte sa réponse à une question globale.
Cest ici que les autorités organisatrices et les entreprises de transport se doivent dintervenir. Parce que lautomobile est la principale source de pollution urbaine de lair et démission de gaz à effet de serre, nous devons convaincre les Français de changer leurs comportements. Comme ils le savent déjà, les transports publics et les modes doux constituent la meilleure alternative à lautomobile en ville. Maintenant, décideurs et acteurs des déplacements doivent réaliser lintérêt des transports publics pour un développement durable des territoires. Car, ils constituent la seule réponse durable aux besoins de déplacements, en prenant en compte des aspects essentiels comme lenvironnement, la qualité de vie et le développement économique et social solidaire. Aujourdhui, les transports publics sont la pierre angulaire des politiques de déplacements, mais aussi denvironnement et durbanisme et, par là même, offrent une réponse adéquate à de nombreuses problématiques des territoires.
La Semaine du transport public, dont lobjectif est de sensibiliser le grand public à lusage des transports publics, constitue le moment idéal pour appréhender la question du développement durable des territoires et expliquer la nécessité dun engagement citoyen, dans la convivialité. Cest aussi loccasion de montrer à tous, aux clients comme aux personnes réticentes, que les transports publics bougent et quils innovent dans de nombreux domaines. Les réseaux participants profitent habituellement de la Semaine du transport public pour rencontrer leur clientèle, mais aussi les non-usagers, et leur présenter les avantages et les nouveautés qui leur sont proposés. Cette année, ils pourront en outre se joindre à un événement national autour du thème commun et universel du développement durable, et ainsi contribuer à la diffusion dun message global qui concerne chacun dentre nous. Sans oublier lopération " En ville, sans ma voiture ! ", qui viendra clore la Semaine le 22 septembre et qui mobilise depuis 1998 de nombreuses agglomérations françaises et européennes.
Grâce à la mobilisation des autorités organisatrices et des entreprises de transport, la Semaine du transport public 2002 va contribuer au débat national, relayé par les médias, sur le développement durable en France. Mais parce quil sagit avant tout dun événement de terrain, cest dabord au niveau local, à léchelle des villes, des départements et des régions, que seront abordés les thèmes fondamentaux que les élus ont en charge : la qualité de vie, la dépendance à lautomobile, le droit à une alternative en matière de transport
Les opérations proposées aux participants
Le principe de la Semaine du transport public reste le même : chacun est libre
dorganiser ses propres animations. Mais des opérations sont suggérées afin
dassurer une cohérence à lévénement au niveau national.
3 opérations de cohérence
Lopération papillon
Le papillon, symbole de beauté, de liberté et de mouvement, devient le nouvel emblème de la Semaine du transport public. Il est non seulement intégré à lidentité visuelle, mais sera édité sous la forme dun pins, à accrocher à sa boutonnière pour affirmer son engagement en faveur dune mobilité durable. Les papillons seront distribués au public dans tous les réseaux participants à lopération.
Voyages en bulles
À loccasion de la Semaine du transport public, une BD sera publiée sur le thème des 10 commandements citoyens du développement durable dans les déplacements. Il sagit daborder ces questions de manière ludique et humoristique mais néanmoins pédagogique. Cette BD sadresse en priorité à un public jeune de 10 à 16 ans. Les auteurs ont été primés ces dernières années dans le cadre du Festival dAngoulême.
Le village de la Semaine du transport public
À partir dun projet original qui prendra forme sur le parvis de lHôtel de ville de Paris, il est proposé aux participants de monter un " village de la Semaine du transport public ".
Événement festif et informatif, ce village peut-être dressé dans un lieu central de la ville et prendre la forme dune exposition sur les transports et les déplacements, agrémentée de jeux et danimations, pour en faire un lieu de rencontre et de débat.
Des opérations locales variées
À titre dexemple :
Animations et jeux
o animation des lieux de transports par des artistes, musiciens,
comédiens
o festival de films sur les transports
o jeux concours et tombolas
o distributions de petits-déjeuners dans les lieux de transport
Expositions et débats
o expositions sur les projets et les politiques de déplacements et
le développement durable
o expositions ou démonstrations de matériels innovants
(bus propres, transports à la demande
)
o organisation de débats et rencontres avec les citoyens et associations dusagers
Expérimentations et lancement
o mise en place de titres intermodaux
o organisation de navettes avec des parc-relais
o expérimentations de couloirs-bus
o locations de vélos
o lancements dune information multimodale, dun site Internet
Actions vers les jeunes
o rencontres dans les écoles
o visites de lentreprise de transport
o sensibilisation à la Sécurité routière

Gestion contractuelle des services publics de transport : Le GART maintient son opposition au projet de règlement européen
Dossier sensible de lEurope des transports en 2001, le projet de règlement de la Commission pour les transports de voyageurs a suscité de vives passions parmi les représentants des collectivités locales. Après quelle ait largement ignoré les amendements du Parlement, la Commission parviendra-t-elle à faire aboutir son projet dici à la fin 2002 ?
Proposé en juillet 2000 par la commission européenne, le règlement européen en matière dobligations de service public pour les transports de voyageurs (OSP) a créé une levée de bouclier des acteurs français et européens du transport. La commission souhaite en effet instaurer une mise en concurrence systématique, y compris des régies de transport. Ce sont donc pas moins de 500 amendements à la proposition qui ont été adoptés par le Parlement européen fin 2001. En conséquence, la Commission a formulé une nouvelle proposition en date du 21 février 2002. Ce texte ne reprend que très partiellement les amendements des parlementaires, très largement inspirés par les travaux du GART et du CCRE .
Constant dans sa volonté de défendre la libre administration des collectivités, avant le sommet européen de Barcelone de mars dernier, le GART a rencontré les conseillers du président de la République et du Premier ministre, pour porter à leur connaissance sa position. Sensibilisé également, Jean-Claude Gayssot a alors souhaité la création dun groupe de travail, avec les acteurs intéressés, piloté par la Direction des transports terrestres (DTT), afin de préparer la position française.
Auditionné par la DTT le 27 mai dernier, le GART a réitéré ses propositions en formulant plusieurs amendements sur le champ dapplication du règlement, la définition des concessions de service public, la notion de contrat de service public, le respect de la liberté de choix, pour les autorités organisatrices, entre les différents modes de gestion des services publics de transport et loctroi de droits exclusifs. Propositions rappelées lors de la rencontre du 22 mai entre le GART et Dominique Bussereau, nouveau Secrétaire dÉtat aux Transports.
Positions divergentes
Rappelons que la principale pierre dachoppement sur le projet concerne la liberté de choix, pour les autorités organisatrices, entre gestion directe et gestion déléguée de leurs services de transport. À ce titre, le Parlement européen avait insisté sur le principe de subsidiarité en rappelant que la responsabilité des transports de proximité relevait de la compétence des collectivités locales. Aussi le règlement devrait-il maintenir le droit pour lautorité compétente de fournir des services de transport directement ou à laide de ses propres entreprises, et donc permettre à la collectivité de ne pas se mettre elle-même en concurrence.
Idée non reprise par la Commission, qui ne retient la possibilité dattribution directe des contrats que pour les réseaux de métro et de métro léger, à des conditions bien précises, et pour les réseaux de bus lorsque la valeur annuelle moyenne du contrat est inférieure à 3 millions deuros. Seules les agglomérations de moins de 80 000 habitants seraient alors concernées. Cette solution ne satisfait pas le GART, qui demande que les instances bruxelloises reconnaissent le principe de libre administration des collectivités.
Autre point de désaccord : les concessions de service public. La Commission en donne une définition qui ne manque pas de susciter de vives interrogations. Elle estime quune concession est " un contrat de service accordant à un opérateur le droit dexploiter un service particulier, avec le risque économique lié au service en cause " et que, en conséquence, " la majeure partie de la rémunération de lopérateur provient des voyageurs, notamment par la perception de redevances ".
Avec une telle définition, la distinction française entre marchés publics et délégations de service public sappuyant sur la célèbre jurisprudence Préfet des Bouches du Rhône de 1996, risque de rebondir avec, cette fois-ci, une dimension communautaire. Daprès cette jurisprudence, une délégation de service public est un contrat dans lequel la rémunération du cocontractant de ladministration est substantiellement assurée par les résultats de lexploitation, définition reprise par le législateur en décembre dernier. Le juge la dit : " substantiellement " ne veut pas dire " majoritairement ".
Si la proposition de la Commission était conservée en létat, le GART estime quil ne manquera pas dy avoir, à terme, un problème darticulation entre le droit français et le droit communautaire et, à ce titre, un fort risque de contentieux. Il est également probable que les contrats de transports, dans lesquels les redevances des usagers ne représentent quune faible part de la rémunération des opérateurs, tombent dans lescarcelle des directives marchés publics au sens du droit communautaire.
Quand verra-t-on aboutir le dossier du règlement OSP ? La question nayant pas été abordée lors du dernier conseil des Ministres des Transports, faute daccord entre États membres, elle est désormais laissée aux bons soins de la Présidence danoise. Le prochain conseil étant programmé les 3 et 4 octobre, en période délections législatives en Allemagne, le projet de règlement sera plus sûrement à lordre du jour du conseil des 5 et 6 décembre. Selon la DTT, la Commission entend tout de même voir aboutir ce texte rapidement. Aussi est-il probable quelle accepte
certains compromis.

4e journée " Bus propres " : Partager les coûts pour avancer
En seulement quatre ans, les collectivités locales ont su montrer leur détermination dans la lutte contre la pollution en se dotant de matériels issus des filières propres. Pourtant, elles ne bénéficient pas toujours daides suffisantes.
En quatre ans, le parc des " bus propres " a été multiplié par dix en France. Cest lune des conclusions les plus marquantes du rapport réalisé par lADEME et le CERTU sur lévaluation des filières " propres " et de leurs performances en matières technique, environnementale et économique. La présentation de ce rapport a constitué lun des points forts de la quatrième journée " Bus propres " organisée par lADEME, le GART et lUTP le 20 juin dernier à Villeneuve-lez-Avignon.
Des démarches volontariste
Aujourdhui, personne ne peut re-mettre en question le fait que ce fort accroissement corresponde avant tout à la volonté des collectivités locales de constituer des parcs de bus exemplaires du point de vue de la lutte contre la pollution. Véhicules hybrides, électriques, roulant au Diester, à lAquazole, au GNV, au GPL ou équipés de filtre à particules : chaque filière a ses mérites, chacune a ses limites mais toutes ont un coût ! A lheure actuelle, dans le cadre dun renouvellement de parc, ce sont les collectivités locales seules qui doivent supporter le coût de ces lourds investissements.
Citons comme exemple, le Situra (Syndicat des transports urbains de lagglomération dAvignon) qui, dans une démarche très volontariste, a voulu associer intermodalité, tarification, fiabilité des horaires et respect de lenvironnement en se dotant dune flotte de véhicules de qualité. Cette collectivité a donc acquis des véhicules hybrides diesel-électrique à 260 000 euros lunité, contre 190 000 euros pour un bus diesel classique. Pour Jean-Marc Roubaud, président du Situra : " Cest un surcoût considérable, même si nous ne regrettons pas notre choix ".
Le coût du risque
Reste le problème des subventions accordées par lÉtat. Le GART se réjouit que les aides accordées aux collectivités locales effectuant des investissements dans les filières " propres " aient été renforcées (Cf. circulaire no 2001-51 du 10 juillet 2001, refonte de la circulaire du 21/12/94 concernant laide à lacquisition de " bus propres ", répondant aux normes européennes en vigueur et totalement accessibles). Toutefois, ces aides intervenant uniquement dans le cadre dun accroissement de parc, le GART considère indispensable que de telles dispositions puissent également sappliquer au renouvellement de parc. De plus, il ne faut pas oublier que ces nouveaux matériels supposent de fait des surcoûts de maintenance et parfois de consommation de carburant qui restent, eux, à la charge des autorités organisatrices. Linnovation et les risques qui y sont liés engendrent des coûts qui doivent également être mieux pris en compte. Prenons lexemple de la pile à combustible, exemple qui pourrait sappliquer à chaque filière " propre " dans la mesure où toute expérimentation sinscrit dans la durée. Le développement économiquement viable de la pile à combustible, sur laquelle les collectivités fondent de gros espoirs, ne pourra pas intervenir avant une dizaine dannées, voire davantage. En effet, cest à cette date que le prix dun bus équipé de la pile à combustible devrait enfin être équivalent à celui dun diesel classique.
En attendant, des progrès doivent encore être accomplis en matière de réduction des gaz à effets de serre. Cest lune des principales conclusions du bilan réalisé par lADEME et le CERTU. Ce rapport constitue une étape importante pour le développement des " bus propres " en France : il permet aux autorités organisatrices de disposer déléments objectifs et fiables permettant la comparaison entre les différentes technologies proposées par les industriels. Mais encore faut-il quon leur en donne les moyens.

4e journée " Bus propres " : Les filières " propres " à lépreuve
Dans leur rapport présenté à Villeneuve-lez-Avignon lors de la 4e journée " Bus propres ", lAdeme et le Certu nous livrent une évaluation des " bus propres " confrontés à plusieurs critères. De limpact sur lenvironnement jusquà la perception des utilisateurs, où en sont les filières par rapport à la norme Diesel Euro 2 ? Tour dhorizon.
Cest un véritable outil de décision pour les élus que lAdeme et le CERTU ont mis en place. Chaque filière " bus propres " a été soigneusement comparé au diesel norme Euro 2, en matière de performance écologique, de mise en service et dexploitation, de perception des utilisateurs et dindépendance vis-à-vis des produits pétroliers.
Les différentes filières développées apportent, sans conteste, une amélioration générale en termes de pollution de proximité. Ceci est vrai pour lélectrique qui parvient à considérablement réduire lensemble des polluants et, à un moindre degré, pour le matériel hybride ; à noter que ces deux filières demeurent encore souvent à létat dexpérimentation. Les filières GNV et GPL sont particulièrement intéressantes dans la lutte contre les oxydes dazote (N0x) et les particules. Concernant le méthane (CH4) : réduction très remarquable pour le GNV mais nettement moins concernant le GPL. En revanche, ces filières napportent pas damélioration dans le domaine du monoxyde de carbone (CO). Les filtres à particules apportent également une amélioration pour le CO et les HC. Lutilisation de lAquazole parvient à faire reculer le CO, les HC et les NOx. Le Diester napporte pas vraiment damélioration pour les polluants de proximité mais parvient à réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre, principal problème environnemental à résoudre dans les années à venir.
Le dernier critère retenu par lADEME et le CERTU nest pas des moindres, puisquil sagit de la perception des utilisateurs. Ils sont les principaux concernés par la mise en service de bus propres puisque ce sont eux quil faut convaincre dutiliser un mode de transport efficace, moderne et écologique. Pas de surprise sur ce point, puisque leur préférence va aux filières les plus technologiquement " remarquables " : GNV, GPL, hybride et électrique. Sagit-il dune vraie perception des performances de ces filières en matière de pollution (auquel cas les utilisateurs seraient experts) ou dun crédit plus volontiers accordé à des véhicules neufs ?
Restent que les élus se doivent de satisfaire des exigences, sans pour autant grever le budget des autorités organisatrices. Cest pourquoi, cette étude peut leur permettre de mieux se déterminer par rapport à leur besoin et à leur contexte local. Car la conclusion de ce comparatif ne peut être que : " à chacun ses besoins, à chacun ses bus propres ".

Marchandises : Les emprises ferroviaires au cur des projets urbains
Les emprises ferroviaires de fret en zone urbaine représentent, au cur des villes, de vastes espaces disponibles. Inutilisées ou sous-utilisées, leur avenir relève aujourdhui denjeux urbanistiques et économiques importants. Le GART, préoccupé par la disparition de ces emprises, a mené une enquête afin destimer la sensibilité des agglomérations de plus de 100 000 habitants à cette question.
Les agglomérations doivent tenir compte, dans leurs Plans de Déplacements Urbains, des infrastructures logistiques, dans le contexte de la Loi dOrientation des Transports Intérieurs (article 28-1 modifié par larticle 96 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains) qui pré-cise que dorénavant le Plan de Déplacements Urbains " ...propose une réponse adaptée à lutilisation des infrastructures logistiques existantes, notamment celles situées sur les voies de pénétration autres que routières et précise la localisation des futures, dans une perspective doffre multimodale ". Entrent dans ce cadre, les emprises ferroviaires de fret, souvent à labandon et qui constituent de vastes zones exploitables à lintérieur même des PTU. Comment les exploiter ? Les autorités organisatrices envisagent-elles lavenir de ces sites ?
Des agglomérations peu concernées ?
Le GART sest intéressé à lavancement des réflexions engagées par les autorités organisatrices, voire des projets en la matière, dans le cadre dune enquête menée auprès de toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Daprès les premiers résultats, la plupart des agglomérations semble en retrait sur ce thème. Lobligation pour elles dintégrer la problématique des infrastructures logistiques étant récente, il est probable que ce sujet sera davantage traité dans les nouveaux PDU mis en conformité avec les dispositions de la loi SRU (au plus tard le 14 décembre 2003). Cependant, pour la moitié des cas, les autorités organisatrices et les responsables fret SNCF sont déjà en relation sur dautres dossiers. Ces contacts pourraient favoriser le développement dune réflexion sur lavenir des emprises ferroviaires. À ce jour, 25 % des agglomérations ont directement engagé un partenariat avec la SNCF et RFF, quant au devenir de ces sites précédemment dédiés aux marchandises.
Reste à déterminer si leur fonction logistique ou transport peut être conservée ou si les emprises ferroviaires de fret doivent être tout bonnement rayées de la carte. En effet, les sites ferroviaires repérés comme les plus sensibles sont dans 71 % des cas situés dans un tissu urbain dense et dans 53 % des cas à proximité immédiate du centre-ville. Dès lors, 8 fois sur dix, le site offre des opportunités foncières non négligeables. De plus, les sites de fret ferroviaires urbains pâtissent dune mauvaise image auprès du public en raison de leur aspect. Les agglomérations souhaitent donc leur redonner une réelle fonction urbaine soit par leur destruction au profit de projets fonciers, soit par leur réhabilitation dans le cadre de projets logistiques ou transport de voyageurs.
Destruction ou mutation ?
En effet, les emprises jouxtent dans 55 % des cas les gares voyageurs. Cest pourquoi les emprises ferroviaires sont souvent intégrées à des projets de Pôles dÉchanges Multimodaux (PEM) pour les voyageurs. La fonction fret disparaît alors complètement. En revanche, dautres types de projet envisagent une mutation dans une fonction logistique urbaine, aux dépens du fret traditionnel. Au-delà de la mise en place dune intermodalité marchandises fer-route, les emprises ferroviaires accueillent des transporteurs routiers du type du SERNAM. Il est donc nécessaire de réfléchir au maintien ou non de cette activité dans le centre des villes. Repousser ces transporteurs ferait augmenter la distance des trajets terminaux, avec un impact sur leur service et sur lenvironnement.
Face à ces interrogations, le GART considère que dans une logique de politique durable du transport des marchandises, conserver une partie de ces emprises irremplaçables permettrait de ne pas hypothéquer la desserte de nos agglomérations par le fer. Cependant, les diverses pressions exercées ne laissent que peu de place à des solutions non rentables à court terme. Parce quaujourdhui les autorités organisatrices des transports doivent se préoccuper du transport de marchandises sur leur périmètre, elles ne peuvent, sans en avoir estimé les implications, laisser disparaître ces emprises.

Stationnement : Paris encadre les cars de tourisme
La ville de Paris met en place un dispositif visant à réduire la place des autocars de tourisme aux abords des sites touristiques les plus fréquentés. Pour la qualité de vie des riverains et pour la préservation du patrimoine, les élus apportent et envisagent des solutions. Visite guidée.
Vaste chantier auquel sattaque la ville de Paris ! Dès cet été, la municipalité enclenche un programme destiné à réduire la place des autocars de tourisme dans certaines zones de la capitale.
En effet, les nuisances quils induisent, liées à leur circulation comme à leur stationnement, constituent très souvent une gêne importante pour les riverains. Léquipe municipale propose donc dinstaurer pour les autocars de tourisme le stationnement payant sur de nouveaux sites localisés en dehors des zones touristiques les plus fréquentées afin de les désengorger.
Tourisme, autocars et concertation
Quelques chiffres éloquents : ce sont 26 millions de visiteurs (dont 60 % détrangers) que reçoit Paris chaque année. Le tourisme génère des retombées financières importantes (environ 8 milliards deuros par an) et concerne directement 10 % des emplois parisiens. En haute saison, ce sont près de 1400 autocars différents qui, au cours de la journée, circulent et stationnent dans Paris
plus ou moins légalement, puisquon estime à 20 % le nombre dautocars qui font halte à proximité des sites touristiques en dehors des emplacements qui leur sont réservés.
Cest dans la concertation que la ville de Paris a décidé de réexaminer le dispositif, dans le cadre de réunions avec tous les acteurs concernés (autocaristes, tour-opérateurs, hôteliers, associations de riverains, etc.). Ces réunions ont abouti à un certain nombre de propositions. A court terme, la mise en place dun titre de stationnement journalier facilitera et incitera à lusage des parkings souvent sous-utilisés et sera accompagnée de la création dun service dinformation destiné aux autocaristes pour faire largement connaître les règles en vigueur et guider les chauffeurs vers les parcs de stationnement disponibles. La signalétique pour les chauffeurs étrangers sera améliorée. À moyen terme, le développement des alternatives à lautocar comme les navettes fluviales sera privilégié. La ville a, en outre, pris soin de procéder à une étude de deux sites touristiques très fréquentés par les autocars afin dapporter une solution locale qui prenne en compte les attentes des riverains.
Montmartre et Notre-Dame
Le maire de Paris a souhaité mettre en place, dès juillet 2002, les décisions résultants de ces premières réunions. Il sagit principalement des dispositions concernant la desserte des sites de Montmartre et de Notre-Dame. Concernant la butte Montmartre, une enquête menée en mars dernier montre que ce site reste très fréquenté par les groupes : près de 160 cars par jour sy arrêtent, dont 39 % en stationnement illicite. Le dispositif, mis en place dès juillet, comprend la présence de personnel de la ville sur le lieu de dépose-reprise afin de renseigner les chauffeurs sur lexistence et la disponibilité des parkings. Dissuadés de stationner sur le site, les chauffeurs seront orientés vers les parkings en fonction des places disponibles. Notons également la création de nouveaux emplacements de stationnement et lamélioration des conditions de fonctionnement des parcs actuels. Quant à Notre-Dame, les 300 cars de tourisme qui y déposent chaque jour leurs groupes, génèrent de multiples nuisances : pollutions atmosphérique et visuelle sur lun des plus beaux sites de Paris et fortes nuisances sonores pour les riverains. A ce stade du projet, la municipalité avait souhaité mettre en place un dispositif transitoire dès cet été. Dans le cadre de la concertation, ce dispositif provisoire a fait dernièrement lobjet dune forte opposition des riverains qui ont souhaité le maintien de la solution actuelle par crainte de voir de nouvelles nuisances se substituer à celles liées à la circulation des cars sur lÎle de la Cité et lÎle Saint-louis. Pour Denis Baupin, adjoint au maire en charge des transports : " Le plus sage est donc de renoncer à létape intermédiaire et de mettre toute notre énergie pour la solution définitive avec le soutien et la mobilisation constante de la population ".
Mais au-delà de ces dispositions globales ou ponctuelles, dautres solutions, dautres pistes pour le développement dalternatives à lautocar de tourisme sont également recherchées et seront examinées lors des prochaines réunions de concertation organisées par la ville de Paris.

Prix ADEME - GART 2002 : " Les lignes de bus à haute qualité de service "
Afin de valoriser les politiques de développement de la qualité de service spécifiques aux lignes de bus, le GART et lADEME ont choisi de consacrer le prix ADEME-GART 2002 aux " lignes de bus à haute qualité de service ". Pour convaincre les Français demprunter les transports publics plutôt que leur voiture personnelle, les autorités organisatrices de transport et les entreprises exploitantes sengagent dans linnovation technologique, la recherche dun meilleur service et ladaptation à la demande de la clientèle. Le Prix ADEME-GART 2002 va leur permettre de faire connaître leurs initiatives en récompensant les meilleures et de faire partager leurs expériences.
l Peuvent participer : les autorités organisatrices de transport, associées, si elles le souhaitent, à une société exploitante. Les candidatures porteront sur une ligne du réseau de transport, choisie pour la qualité du service proposé à la clientèle. Seules les lignes de bus urbaines ou périurbaines et les lignes de trolleybus peuvent être présentées.
l Les dossiers de candidatures devront comporter une première partie de présentation générale de la ligne, puis une seconde partie comportant 7 chapitres, correspondant aux 7 critères de qualité qui devront être argumentés : vitesse commerciale,
régularité et amplitude horaire, accessibilité, information, attention portée au client, intermodalité, confort et sécurité, impact environnemental.
l Le dossier de présentation peut être accompagné de tous documents ou supports utiles au jury (photos, vidéos, dépliants
dinformation, coupures de presse
)
l Pour faciliter les candidatures, un formulaire est disponible en téléchargement sur lextranet réservé aux adhérents du GART www.reseau-gart.org.

Mouvement au sein de léquipe permanente du GART
Réginald BABIN, 47 ans, devient responsable du pôle aménagement, environnement et systèmes de transport. Il est diplômé de lÉcole Supérieure des Transports et titulaire du DEA Transports de lÉcole Nationale des Ponts et Chaussées. Spécialisé dans les transports urbain et interubain, il a collaboré avec les AO sur les questions dintermodalité. Ayant uvré pour lamélioration des enseignements transport de voyageurs au sein de lAFT-IFTIM, il a précédemment exercé les fonctions de directeur de production et du développement du groupe SIYATEGIE, exploitant, entre autres, le réseau de Nevers.
Anne LIEURE, Secrétaire générale adjointe depuis 1997, rejoint le cabinet de Dominique BUSSEREAU, Secrétaire dÉtat aux Transports, en tant que Conseillère technique aux transports publics urbains.

Un rallye en bus pour les collégiens de Châlons-en-Champagne
Un challenge inter-collèges pour se connaître et apprendre le bus dans la ville : cest le pari du réseau de Châlons-en-Champagne. Le réseau SITACBUS a organisé un rallye en bus pour les élèves de sixième des collèges de lagglomération.
Les jeunes ont participé à un véritable jeu de piste autour des principaux pôles dattraction desservis par le réseau. Il sagit dune démarche pédagogique permettant aux jeunes de mieux connaître leur ville et de les initier au réseau de transport public, tout en valorisant limage de SITACBUS, le temps dun après-midi de jeu et de rencontre.

Clermont-Ferrand : Léovélo joue lintermodalité sur 2 roues
En complément de Léo 2000, le système de transport en site propre mis en place sur laxe est-ouest clermontois, le SMTC de lagglomération de Clermont-Ferrand a créé, il y a un an, Léovélo. Il sagit dune offre de vélo à louer pour une heure, quelques heures ou la journée, à bas prix ou même gratuitement pour les abonnés du réseau T2C. Désormais, deux stations de locations sont ouvertes pour permettre aux Clermontois et aux visiteurs de tester ce nouveau mode de transport et denvisager lintermodalité sous un nouveau jour. Vélos tout chemin ou vélos électriques, Léovélo propose un transport alternatif, dans le cadre dune entreprise dinsertion animée par des personnes en difficulté.
|
|
|