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Île-de-France : des compétences pour la banlieue
Un pas important vers la reconnaissance des autorités organisatrices de transport de second rang en Ile de France a peut être été franchi lors du colloque organisé par le GART et lassociation des maires Ville & Banlieue le 30 janvier dernier à Paris. Pourtant, comme la souligné Michel Destot, président du GART, les deux associations doivent poursuivre leur action pour quune partie du versement-transport soit reversée aux autorités organisatrices de second rang et quelles puissent choisir librement leur opérateur de transport public. LÎle-de-France devra bien rejoindre le droit commun Le colloque Quel rôle pour les villes de banlieue dans les déplacements en Île-de-France ? du 30 janvier dernier, organisé par le GART et Ville & Banlieue, a mobilisé les élus franciliens. La question de la délégation dune partie des compétences du Syndicat des transports dÎle-de-France (STIF) aux autorités organisatrices de second rang (AO2) a été au cur des débats. Elle se situe en effet, dans une revendication, chère au GART, dachèvement de la décentralisation en matière dorganisation des transports publics. Les AO2 frappent à la porte du STIF A loccasion de ce colloque, Michel Destot, président du GART et Annie Guillemot, 1ère vice-présidente de Ville & Banlieue, ont souhaité que, dans un premier temps, les AO2, qui participent dores et déjà au financement du transport public, soient représentées au Conseil dadministration du STIF. Dans la même optique de décentralisation totale, les deux associations délus ont souhaité que soit mis en place en Île-de-France un processus de contractualisation similaire à celui de la province. Cela implique au préalable labrogation du décret de 1949, interdisant depuis cinquante ans aux collectivités locales franciliennes de choisir librement un opérateur pour exploiter leur réseau de transport public. Vers la fin de lexception francilienne ? Une étape inéluctable pour des élus qui voient déjà plus loin, tel Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional dÎle-de-France qui accueillait le colloque. Son ambition est que la région devienne le plus rapidement possible, et en tout cas avant 10 ans, une région autorité organisatrice à part entière. Opinion partagée par Anne-Marie Idrac qui pense quil faut aller très vite vers une accentuation de la compétence de la région, dune part, et vers un ajustement nouveau entre région et collectivités locales, dautre part. Respecter léquilibre entre les territoires En réponse aux élus, Jean-Pierre Duport, président du STIF en tant que préfet de la Région Île-de-France et préfet de Paris, a volontiers reconnu que lorganisation actuelle du STIF est perfectible, sa priorité étant de la faire vivre pour mettre en uvre le contrat de plan et le plan de déplacements urbains (PDU) dÎle-de-France. Dans sa nouvelle configuration, le STIF sefforce dasseoir sa légitimité dautorité organisatrice et lentrée de la Région y contribue fortement. Le préfet Duport a toutefois pris acte du souhait du GART et de Ville & Banlieue de voir accéder les communes à un véritable statut dAO2. Il a néanmoins rappelé que même si les communes ne sont pas directement membres du Conseil dadministration du STIF, une véritable concertation a eu lieu et se poursuit pour la mise en uvre du PDU, à travers les plans locaux de déplacements (PLD) et le développement du réseau principal bus, le Mobilien. Il sest interrogé cependant sur la forme et les territoires de ces AO2, soulignant que si une gestion par bassins de transport peut paraître pertinente, lidée que les départements puissent être AO2 lui semble aller à lencontre dun souci de proximité. Le préfet Duport sest dit surtout déterminé à lutter contre la ségrégation des territoires que pourrait entraîner lexistence de bassins riches et de bassins pauvres. Situation inégalitaire qui pose clairement le problème du financement du système. Sil devait y avoir délégation et reversement dune partie du versement-transport (VT), quel serait le bon niveau de transfert et comment éviter les inégalités ? Cette interrogation est partagée par les élus puisque la commission Île-de-France du GART a lancé, avec le STIF, et les AO concernées, une étude commune sur le système de financement de 15 réseaux dAO2 existantes pour éclairer les décisions à venir en matière de financement. Mobilien : un projet pour les périphéries Ce colloque fut également loccasion pour les élus franciliens, dont Serge Méry, vice-président du Conseil régional dÎle-de-France et membre du bureau du GART, de dresser le portrait et les objectifs du projet Mobilien. Parce que les deux tiers des déplacements des franciliens seffectuent aujourdhui de périphérie à périphérie, il est nécessaire de développer fortement les liaisons de rocade. Cest précisément lobjectif du Mobilien. Ce réseau principal de bus en site propre se présente comme une sorte de métro de surface structurant, inscrit au PDU dÎle-de-France. Sa mise en uvre et sa réussite demandent un haut degré de concertation entre les communes et les départements, le STIF et la Région et un certain volontarisme de la part des maires en matière de partage de voirie et de stationnement. A linstar de ce qua réalisé la Ville de Paris en 2001 avec la création des nouveaux couloirs bus, dont Denis Baupin, adjoint au maire de Paris et vice-président du STIF, a rappelé le bilan largement positif. Un fil dor En conclusion de cette journée de débats, Annie Guillemot a invité les agglomérations à veiller à larticulation de lensemble de leurs politiques sectorielles avec comme axe-clef de réflexion la solidarité entre tous les territoires. Michel Destot a, pour sa part, souhaité que le transport public puisse être ce fil dor qui retisse le lien social. Cela nous oblige, a-t-il ajouté à en améliorer la qualité en termes de fréquence, damplitude de service, de confort et de sécurité. Mieux coordonner politiques de déplacement et aménagement du territoire lui paraît tout aussi important. Pour le président du GART, la réussite de lambitieux contrat de plan État-Région et du PDU dont lenjeu essentiel se situe en banlieue demande que toutes les communes dÎle-de-France se sentent concernées et se mobilisent. Encore faut-il reconnaître leur place Le colloque Quel rôle pour les villes de banlieue dans les déplacements en Île-de-France ? du 30 janvier dernier, organisé par le GART et Ville & Banlieue, a mobilisé les élus franciliens. La question de la délégation dune partie des compétences du Syndicat des transports dÎle-de-France (STIF) aux autorités organisatrices de second rang (AO2) a été au cur des débats. Elle se situe en effet, dans une revendication, chère au GART, dachèvement de la décentralisation en matière dorganisation des transports publics. Pour une reconnaissance des plans locaux de déplacements Le GART et Ville & Banlieue demandent que les plans locaux de déplacement (PLD) élaborés par les structures intercommunales soient reconnus juridiquement. Rapportée par Alain Fontaine, maire adjoint de Versailles, lexpérience de treize communes du bassin de vie de Versailles, à cheval sur trois départements, montre bien la détermination des collectivités locales pour changer la donne. Elles ont estimé indispensable, pour se consacrer aux déplacements, de déterminer un territoire pertinent et deux priorités. La première est le renforcement des transports publics (services locaux, réseau principal dautobus et réseau ferré SNCF) autour de pôles déchange. La seconde concerne le traitement du trafic de transit automobile, avec une réorganisation du stationnement, une réglementation des livraisons et un plan de circulations douces. Au lancement de ce projet, en janvier 1999, tout était à inventer et à expliquer. Aujourdhui, le pré-diagnostic a été validé par les communes et les principes daction ont été définis. Cest dailleurs en grande partie pour que les AO2 puissent financer la mise en place dune telle politique locale et développer loffre de transport public comme le prévoient le PDU dÎle-de-France et la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU) que le GART et Ville & Banlieue demandent quelles puissent disposer dune partie du versement-transport, par convention avec le STIF.
Tarification sociale
Alliance RATP & Caisse des dépôts
Opération 100 bus électriques
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