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Rouen
approuve son PDU
Après l'agglomération lyonnaise
en 1997, c'est donc au tour de l'agglomération rouennaise
d'approuver son PDU. Il est donc le second d'une longue série.
Ce PDU devait répondre à trois objectifs principaux
: organiser le transfert modal, réduire le trafic de transit
et favoriser les implantations de logement ou d'activités
à l'intérieur du périmètre d'agglomération.
Concrètement, le scénario du PDU repose sur la
réalisation de différents projets à l'horizon
2010. Il s'agit à 50 % d'infrastructures routières
avec la construction progressive d'une véritable rocade
et d'un nouveau pont sur la Seine. Du côté des transports
publics, différents projets en site propre sont au programme
: le site propre TEOR, la ligne de bus, majoritairement en site
propre, LISOR, d'autres portions de sites propres bus ainsi qu'une
liaison ferroviaire entre Barentin et Saint-Aubin-lès-Elbeuf
via Rouen.
Un PDU qui induit des investissements routiers ? À Rouen,
c'est bien une nécessité pour détourner
le trafic de transit du cur de l'agglomération. C'est
une originalité du PDU. Une autre originalité est
le développement du volet foncier pour agir contre une
urbanisation anarchique. Agir sur le foncier, c'est encourager
les implantations dans le périmètre desservi par
les transports urbains.
Au final, le PDU prévoit une forte diminution du trafic
automobile dans l'agglomération. À l'horizon 2010,
on prévoit 68 800 déplacements en voiture en heure
de pointe contre 73 100 actuellement. La part de l'automobile
dans les déplacements motorisés passerait de 81
% à 76 %, ce qui entraînerait une baisse conséquente
des principaux polluants.

1 milliard
pour les transports publics !
Jean-Claude Gayssot l'a annoncé
lors de la présentation du projet de loi Solidarité
et renouvellement urbains : dès 2001, 1 milliard de francs
par an de crédit supplémentaire sera consacré
aux transports en commun. Il s'agit presque d'un doublement des
aides de l'État au regard des 1 228 millions accordés
dans le budget 2000. Cette enveloppe supplémentaire sera
distribuée pour moitié au financement des projets
de transports en commun en site propre en province et en Ile-de-France
et pour la seconde moitié aux crédits déconcentrés
auprès des préfets pour soutenir la mise en uvre
des PDU au travers de l'amélioration de la qualité
de service, et, le GART le souhaite, de l'achat de bus propres.
Autre motif de satisfaction, le remboursement de la hausse de
la TIPP aux transports publics qui sera appliqué dès
2001.
Le GART a salué chaleureusement ces efforts significatifs
tant attendus qui devront être inscrits dans la loi de
finances 2001. Enfin de nombreux projets vont pouvoir passer
à la vitesse supérieure ; enfin la priorité
aux transports publics est clairement affirmée. Ces crédits,
dont Jacques Auxiette, président du GART, a rappelé
qu'ils doivent aussi profiter aux villes moyennes et petites,
vont permettre de franchir une nouvelle étape du développement
des transports publics.

Nancy
Un tramway pour une nouvelle
ville
Premier du genre à entrer en
service en France, le tramway sur pneu de Nancy sera mis en service
à la finde l'année. Présentation.
"J'ai confiance". À quelques
mois de la mise en service d'une première ligne, prévue
pour octobre-novembre 2000, Charles Choné, président
de la communauté urbaine du Grand Nancy, n'a aucune réserve
quant au choix de la collectivité en faveur d'un tramway
sur pneu, qui sera le premier du genre à entrer en service
en France. Confiance parce que le constructeur, Bombardier, s'est
engagé sur un certain nombre de "garanties de bon
fonctionnement" et parce que, "s'il faut toujours un
premier, nous ne sommes plus les seuls et d'autres villes viennent
aujourd'hui à cette technique", constate-t-il.
Incitation aux TC
Choisi pour ses capacités à franchir des pentes
prononcées, nombreuses à Nancy, et à s'intégrer
dans des artères étroites, le tramway sur pneu
l'a été également au vu de son coût.
Les 11 km de la première ligne - deux autres étant
programmées d'ici à 2006 - représentaient
un investissement prévisionnel estimé en 1998 à
920 MF. Au 1er janvier 2000, le coût ressort à 980
MF. Ce surplus, explique Charles Choné, "tient aux
effets de l'inflation et aux aménagements rendus obligatoires
après l'enquête publique".
Au-delà de ses caractéristiques techniques, le
tramway de Nancy s'inscrit dans un vaste programme visant à
"inciter la population à davantage utiliser les transports
collectifs" pour accroître la qualité de l'environnement.
Le projet de PDU, qui sera soumis à enquête publique
en mars après avoir été voté par
la communauté urbaine le 25 juin 1999, a ainsi pour objectif,
à l'horizon 2010, une réduction de 5 % des parts
de marché de la voiture au profit des TC (+ 20 %) et des
deux-roues (+ 100 %).
Avec une estimation de 53 000 voyageurs par jour, la première
ligne de tramway, ponctuée de 28 stations, devrait permettre
une croissance de 35 % de la fréquentation du réseau
urbain. Pour inciter au transfert modal, qui passe par "plus
de confort, de sécurité et de qualité",
la communauté urbaine a par ailleurs décidé
de renouveler la totalité du parc d'autobus avec des véhicules
roulant au GNV. Les 21 premiers, sur un total de 140, ont été
mis en circulation à l'automne 1999.
Renouveau de l'espace public
À cela s'ajoute la volonté de jouer à fond
la carte de l'intermodalité, avec la reconstruction complète
du quartier de la gare, dont les travaux ont démarré
en février 2000 : création d'une nouvelle gare
à l'ouest des voies ferrées, sur une esplanade
piétonne qui accueillera une boutique et un espace d'accueil
SNCF, deux immeubles de bureaux et de commerces ; construction
d'un pôle multimodal, relié à la gare par
un accès piéton, et comprenant une station de tramway,
huit quais pour les lignes urbaines et huit pour les interurbaines.
Au cur de ce vaste projet, la place Thiers - sur laquelle ont
planché quatre équipes d'architectes et d'urbanistes
- devrait "symboliser le renouveau des espaces publics du
centre-ville", avec un caractère piétonnier
et paysager affirmé. Priorité sera en effet donnée
aux piétons dans les principaux espaces publics desservis
par le tramway, via des trottoirs et des carrefours réaménagés
et plantés d'arbres. "À terme", la fameuse
place Stanislas devrait ainsi être "vouée aux
piétons", affirme Charles Choné.
Autant de projets que la population "commence à s'approprier
et à trouver bénéfiques", selon le
président de la communauté urbaine, grâce
à une politique de communication tous azimuts (réunions
publiques, communiqués de presse, site Internet...).
2,3 MdF sur cinq ans
Le PDU nancéen est intégré dans un projet
d'agglomération, adopté en 1997 et faisant l'objet
d'un programme pluri-annuel d'investissements. Pour la période
2000-2004, ils ont été fixés à 3,5
MdF dont 2,3 MdF consacrés à la voirie et aux transports
collectifs :
o 900 MF, pour les opérations de contournement du trafic
de transit (contournement Est de Nancy, déviation de Malzeville...),
les réaménagements qualitatifs des rues et la maintenance,
o 180 MF, pour l'exploitation du réseau urbain,
o 1,2 MdF pour le programme TSCP dans sa globalité (aménagements
de voirie et aménagements urbains, pôle multimodal,
achat du matériel...).

Marque NF Services
Priorité aux clients
Pensée dans l'intérêt
du client, la marque de qualité NF Services transport
de voyageurs est appliquée à Lyon. Récits
de la démarche.
"Avec les labels de qualité
"maison", les salariés des réseaux urbains
peuvent avoir l'impression qu'une fois acquis, ils ne seront
jamais supprimés. Avec la marque NF Services, ils s'aperçoivent
que c'est du sérieux et que l'on ne peut pas raconter
n'importe quoi". En fait, poursuit Alain Nérot, directeur
Qualité des TCL-Lyon, "la démarche NF Services
est un levier formidable pour rappeler que le client doit être
au centre de nos préoccupations".
Déjà seize lignes à
Lyon
Déjà engagé dans une démarche de
qualité, le réseau lyonnais a été
l'un des premiers à travailler avec l'AFNOR sur une certification
spécifique à l'activité urbaine, la marque
NF Services Transport de voyageurs.
Elaborée en 1997 et suivie par un Comité de marque
présidé par Pascale Pécheur, secrétaire
générale du GART, celle-ci est composée
de trois constituants : la norme XP X50-805, applicable à
toutes les entreprises, définit sept familles de critères
(information, accueil, régularité-ponctualité,
disponibilité des équipements, propreté-netteté,
confort-taux de charge, sécurité-ambiance) ; un
référentiel national de certification pour chaque
segment de marché (bus, métro, autocar, desserte
aéroport...) élaboré et approuvé
par le Comité de marque ; enfin, un référentiel
de service, propre à chaque entreprise, fixe ses engagements
et ses niveaux de performance pour la ou les lignes concernées.
Celui-ci doit être validé par un comité local
tripartite réunissant l'entreprise, l'autorité
organisatrice et des représentants d'usagers, puis soumis
à l'AFNOR. La certification est accordée pour un
an par l'AFNOR après un audit sur place qui vérifie
les moyens mis en uvre pour respecter les engagements de service
et les mesures de contrôle.
"Choisies avec le SYTRAL", sept lignes d'autobus du
réseau lyonnais et neuf agences commerciales ont été
certifiées en septembre 1998. Neuf autres lignes l'ont
été en septembre 1999, huit nouvelles et une ligne
de métro devraient l'être à l'automne prochain.
Selon le nouveau contrat entré en vigueur début
1999, "les clients devront pouvoir utiliser 80 % de services
certifiés NF à l'horizon 2004", complète
Yvette Lartigau, directrice du réseau au sein de l'autorité
organisatrice, soit la totalité du réseau métro,
le tramway et 60 % des lignes d'autobus.
D'abord le client
La spécificité de la marque NF Services est, comme
le dit Alain Nérot, que "la mesure de qualité
est vue du côté du client et non plus du côté
du producteur". Elle s'exprime ainsi en pourcentage de voyageurs
ayant un service conforme aux engagements : on n'affirme plus,
par exemple, que 80 % des bus seront ponctuels mais que 80 %
de la clientèle n'attendra pas le bus plus de 5 minutes
par rapport à l'horaire indiqué.
Des clients qui, d'après les dernières enquêtes
réalisées par le réseau, font état
d'un taux de satisfaction "deux fois plus élevé
sur les lignes certifiées que sur les autres", note
Alain Nérot. Pour autant, ajoute Yvette Lartigau, cela
n'empêche pas certains de continuer à émettre
des réclamations, notamment sur la régularité
: "pour beaucoup d'entre eux, certification égale
zéro défaut".
Quoi qu'il en soit, le SYTRAL effectue, via un bureau d'études,
un contrôle sur le terrain du respect des engagements.
En cas de manquements, les pénalités pourraient
atteindre 10 MF, selon Alain Nérot. Ajouté à
l'audit annuel vérifiant le fonctionnement de chaque ligne
certifiée, cet "aiguillon" contribue, dit-il,
à "maintenir une certaine pression" dans l'entreprise.
Première ligne de métro certifiée
En novembre 1999, la ligne 8 du métro parisien a été
la première à recevoir en France, et en Europe,
la marque NF Services. Coordonnée par Patrick Furlan,
la démarche a été menée dans "une
logique de parcours-client", explique-t-il : "Avant
de descendre dans le métro, où puis-je avoir de
renseignements ? Comment puis-je m'y repérer à
l'intérieur ? Les escaliers mécaniques fonctionnent-ils
?..."
Vingt groupes de travail (un par critère d'engagement)
ont planché sur la concrétisation du référentiel,
validé après trois réunions du Comité
tripartite (RATP, STP, représentants d'usagers - FNAUT,
Association Léo Lagrange). Quatre autres lignes de métro
et 31 lignes de bus - s'ajoutant aux onze actuelles - pourraient
être certifiées à la fin 2000.

TCSP : pas d'indemnisation
pour les déplacements d'ouvrages
Il n'y aura pas d'indemnisation des concessionnaires de réseaux
enterrés en cas de déplacements de ces ouvrages
dans le cadre de la réalisation d'un projet de TCSP. Dans
un arrêt du 23 février 2000, le Conseil d'État
a considéré que la construction d'un tramway est
bien réalisée dans l'intérêt de la
voirie et qu'il est conforme à la destination du domaine
public routier (CE 23 février 2000 - Société
de distribution de chaleur de Saint-Denis). Conclusion, un occupant
(gaz, électricité, eau, télécommunications...)
du domaine public n'a pas droit à être indemnisé
du déplacement de ses ouvrages lorsque les travaux qui
en sont à l'origine sont entrepris pour la conservation
et l'aménagement du domaine occupé et sont conformes
à la destination du domaine.
En concluant ainsi, le Conseil d'État vient de clore le
litige qui opposait la commune de Saint-Denis avec la Société
de distribution de chaleur de Saint-Denis sur un problème
d'indemnisation pour le déplacement de ses ouvrages dans
le cadre de la réalisation du tramway. Cet arrêt
marque une étape importante pour les autorités
organisatrices qui réalisent un projet de transport en
site propre.

Parution : "Les
politiques de transport collectifs dans les collectivités"
Il n'existait pas encore d'ouvrage généraliste
de référence sur les transports publics pour les
collectivités. Ce manque est aujourd'hui comblé
par la parution d'un Dossier d'expert "Les politiques de
transport collectif dans les collectivités" aux éditions
"La lettre du cadre territorial". Entièrement
réalisé par le GART, cet ouvrage passe en revue
les questions institutionnelles, l'organisation, le rôle
de l'autorité organisatrice, celui des sociétés
exploitantes, le conventionnement, les aspects juridiques des
contrats, le financement et les coûts, la mobilité,
l'urbanisme, l'intermodalité, la qualité de service...
Bref, tout ce qu'il faut savoir pour être un expert en
matière de transport public.
258p., 390 francs, disponible auprès des éditions
"La lettre du cadre territorial"
(Tél. 04 76 65 87 17).

"Allô
enfance maltraitée" : appel à la participation
des réseaux
À l'occasion de la nouvelle campagne d'information pour
le 119 "Allô enfance maltraitée", les
acteurs du transport public mettent en uvre un partenariat avec
le SNATEM (Service national d'accueil téléphonique
pour l'enfance maltraitée).
Suite à l'accord signé en 1997, l'ANATEEP, la FNTV,
le GART et l'UTP, et à travers eux leurs adhérents,
s'associent au SNATEM pour le lancement d'un nouveau visuel et
d'une campagne d'affichage.
Dès le mois de mars, les réseaux de transport qui
le souhaitent pourront procéder à l'affichage du
visuel et du numéro d'appel 119 dans les lieux du transport
public.
Ces outils de communication sont gracieusement fournis par le
SNATEM, dans le but de diversifier et de multiplier les lieux
d'affichage, afin de toucher une population la plus large possible.
Un seul objectif : faire connaître le 119 aux enfants et
à toutes les personnes concernées par la maltraitance.
Contact : Sébastien Fournier, Comité de promotion
des transports publics.

Fréquentation
: toujours en hausse !
Les premiers résultats pour 1999 confirment la reprise
: le trafic augmente de 2 % en province selon l'UTP. Malgré
les quelques jours de grève enregistrés en fin
d'année, bon nombre de réseaux connaissent une
nouvelle année de hausse. Parmi les meilleurs élèves,
les agglomérations à TCSP comme Rouen (+8,4 %),
Lille (+6,8 %), Lyon (+3,4 %), mais aussi Bordeaux (+3,86 %).
En Ile-de-France, la progression du trafic se poursuit également
avec une hausse de 3 % pour la RATP et 2,8 % pour la SNCF.
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