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Des
idées "transports" pour l'aménagement
du territoire

1999 : année des
contrats de plan Etat-Région et de la réforme de
la Loi d'orientation sur l'aménagement et le développement
durable du territoire (LOADT). C'est une année riche qui
se profile pour l'aménagement du territoire et les transports
interurbains.
Consacrant un petit-déjeuner débat au rôle
qu'ont à jouer les transports interurbains dans l'aménagement
du territoire, le GART avait invité Jean-Louis Guigou,
délégué de la DATAR, à s'exprimer.
Profitant de cette tribune, il a lancé un grand appel
à "100 idées nouvelles sur l'aménagement
du territoire" en direction de l'ensemble des acteurs de
terrain, et en particulier du GART. L'objectif est de fournir
des idées et des propositions, en vue de la négociation
des contrats de plan Etat-Région qui sera concomitante
à l'élaboration des schémas de service transport.
Le GART a immédiatement répondu de manière
favorable. Une collecte d'idées parmi ses adhérents
va être lancée et ses conclusions seront présentées
dès le printemps.
Ce sera, notamment pour les départements, l'occasion de
se faire mieux entendre. Leur principale volonté ? Être
considéré comme des acteurs à part entière
de l'aménagement du territoire avec les transports départementaux
et périurbains.
En premier lieu, les départements ont besoin d'un financement
spécifique pour leurs transports. Le GART avait déjà
suggéré que soit créée une ressource
propre. Cette proposition de "versement transport périurbain"
vient d'être relayée par le Livre blanc sur les
transports départementaux de l'Association des présidents
de conseils généraux (APCG).
D'autre part, le département est pour l'instant un peu
délaissé par le projet de loi. L'appel à
idée de la DATAR pourra leur donner voix au chapitre.
Sans attendre la discussion du projet de révision de la
LOADT, les ministères commencent déjà à
se pencher sur l'élaboration des schémas de service
qui sont destinés à apporter une nouvelle logique
de développement basée sur l'optimisation des réseaux
et équipements existants. La création d'infrastructures
nouvelles n'est pas exclue, mais n'interviendrait que si la demande
l'exige.
Huit schémas de services collectifs se substitueront au
schéma national d'aménagement et de développement
durable. Deux schémas de services multimodaux seront donc
créés, l'un pour le transport de marchandises,
l'autre pour le transport de voyageurs.
D'ors et déjà, le ministère des Transports
a réalisé un guide méthodologique d'élaboration
du schéma de service transport, destiné aux préfets.
Le mot d'ordre est "utiliser les possibilités d'adaptation".
Comment cette option est-elle envisagée ? Par des mesures
de régulation, en gérant
au mieux les trafics, les horaires, par des aménagements
de capacité des infrastructures, et surtout en misant
sur l'intermodalité. Pour y parvenir, il faudra bien impliquer
toutes les autorités organisatrices : urbaines, départementales
et régionales
"Au-delà des villes..."
disponible au GART : 50 F TTC.


Jacques Auxiette
"Le GART s'implique pour la sécurité"

Réunis en Assemblée générale
le 5 novembre, les adhérents du GART ont adopté
leur
programme d'actions pour 1999. Présentation avec Jacques
Auxiette, réélu président du GART pour 3
ans.
La Lettre du GART : Quels vont être,
pour 1999, les axes d'action et de réflexion prioritaires
du GART ?
Jacques Auxiette : Notre Assemblée générale
en a déterminé plusieurs, qui s'inscrivent dans
le cadre des grands thèmes et dossiers qui vont faire
l'actualité de l'année prochaine : PDU, contrats
de plan...
Deux motions ont été votées. L'une concerne
l'éco-fiscalité : on assiste actuellement à
un mouvement de recentralisation au niveau du budget de l'Etat
de taxes jusqu'ici perçues localement. Avec un risque
d'affectation à terme à d'autres usages que l'environnement.
Le GART a lancé avec les Ecomaires et d'autres associations
d'élus un groupe de travail qui fera des propositions
dans ce domaine. L'autre demandait une réforme de l'organisation
des transports en Ile-de-France.
Le dossier sur lequel nous voulons montrer le plus clairement
notre implication, reste celui de la sécurité.
C'est pourquoi, et cela est tout à fait novateur, nous
avons créé un groupe de travail permanent, avec
l'UTP et les syndicats de salariés, pour établir
un suivi des problèmes rencontrés et des solutions
mises en place.
La gravité du sujet exige que l'on ne se contente plus
de le traiter de façon ponctuelle, quant un problème
survient, mais de le traiter au fond, avec tous les acteurs directement
concernés.
Qu'envisagez-vous concrètement de
faire en matière d'insécurité ?
J. A. : Les problèmes de sécurité intervenant
au plan local, c'est au plan local qu'il faut les régler.
Dans cet esprit, nous affirmons que les contrats locaux de sécurité
doivent impérativement donner une place importante aux
transports publics, c'est-à-dire impliquer non seulement
les élus, mais aussi les entreprises et leur personnel.
Nous voulons, par ailleurs, relancer les comités consultatifs
des usagers des services publics, dont la mise en place est prévue
par l'article 46 de la loi ATR de 1992. La création de
ces comités répond, à l'origine, à
l'objectif de garantie de transparence des contrats passés
entre les autorités organisatrices et les entreprises.
Mais, réunissant tous ceux qui sont concernés et
intéressés par le transport public, ils constituent
une enceinte privilégiée pour examiner les problèmes
de sécurité et établir une relation au plus
près entre les clients et le personnel.
Peu de villes, c'est vrai, ont mis en place ces comités.
Nous allons donc inciter les élus à le faire. Car
notre objectif est bien de ne pas laisser à l'abandon
le personnel des réseaux de transport.
Un autre sujet qui intéresse les
clients, et plus largement les citoyens, ce sont les futurs PDU
qui doivent aboutir fin 1999.
J. A. : En effet, et cela montre la pertinence de la démarche
des PDU, fondée sur la concertation et la réflexion.
Elle amène à examiner les problèmes en amont
avant de proposer des options concrètes.
C'est le cas notamment pour la question des livraisons en ville.
Les élus sont de plus en plus confrontés à
la problématique du transport de marchandises, au travers
des PDU, mais également dans le cadre du futur schéma
de services "marchandises" qui se déclinera
à l'échelon régional. C'est pourquoi nous
avons décidé de nous doter d'une capacité
d'expertise interne dans ce domaine. En plus du recrutement d'un
spécialiste, nous entendons entamer une concertation avec
la filière industrielle des transporteurs.
Quelles autres initiatives à votre
programme 1999 ?
J. A. : Nous allons intensifier certaines actions, comme la promotion
du transport public à l'échelon européen
: nous avons ainsi lancé l'idée d'une semaine européenne
du transport public. Et nous allons approfondir certains thèmes
de réflexion déjà engagés cette année.
Je voudrais en souligner deux : la délégation de
service public et les enquêtes d'utilité publique.
Pour la délégation, nous venons de créer
une commission ad hoc chargée de poursuivre le travail
d'expertise que des spécialistes ont mené cette
année. Pour les enquêtes, nous avons confié
une expertise à trois juristes sur les dysfonctionnements
et l'état ahurissant des conclusions de certains commissaires-enquêteurs.
Il nous semble indispensable de redéfinir le cadre d'intervention
: à eux l'examen du respect des procédures, aux
élus l'opportunité des choix. Toutes les questions
liées à la concertation tiendront une place de
choix dans le prochain congrès du GART qui se déroulera
à Mulhouse, fin novembre 1999.


Internet
La
"Cyber Info-voyageurs"

L'information voyageurs transports publics,
surtout présente sur minitel, fait son apparition sur
le web. Lancé en mai dernier, le réseau des Transports
en communs lyonnais (TCL) possède certainement le site
Internet le plus abouti pour l'instant.
Parmi les tous premiers en France, le réseau
TCL a été présent sur Internet. Riche en
informations, son site possède en plus un système
de recherche d'itinéraire, une véritable information
voyageurs interactive. À partir d'un point de départ
et d'arrivée, (station de bus, de métro ou lieu
public) le système détermine le meilleur itinéraire,
les horaires, ainsi que le temps de parcours estimé. Utile
pour les Lyonnais, Transvalley, le système de recherche
adopté par les TCL, s'adapte aux utilisateurs connaissant
peu la ville en leur proposant un choix de stations. Il interprète
également les fautes d'orthographe et les approximations
dans les termes qu'on lui soumet.
De l'information permanente à
domicile
Le site a été mis en place juste avant le Mondial,
mais le système de recherche a été amélioré
depuis pour fonctionner pour le réseau bus et à
partir des lieux publics. En septembre et octobre, le site a
enregistré 10 000 connexions mensuelles, dont 1 000 pour
la recherche d'itinéraire. Le public est constitué
en majorité d'Internautes lyonnais. Pour Christophe Chabret,
responsable de la communication aux TCL, le système a
encore quelques faiblesses : "on ne peut pas faire de recherche
à partir de l'adresse d'un particulier, d'un numéro
de rue". Satisfait de la fréquentation, il ajoute
que le site n'a pas d'objectif précis : "Il a été
lancé pour anticiper la demande future. C'est une sorte
de veille technologique".
Anticiper la demande, et peut-être la créer ? En
juillet dernier, on dénombrait environ 2 700 000 internautes
en France, dont 1 090 000 particuliers. Ce chiffre pourrait doubler
d'ici fin 1999.
La RATP, comme la SNCF, ont compris les multiples possibilités
d'Internet et ont des projets de systèmes de recherche
d'itinéraires. La RATP renvoie pour l'instant sur "l'Indicateur
des métros", un site qui permet des recherches d'itinéraire
sur les métros et tramways des principales villes du monde,
dont (en France) Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille et Strasbourg.
Mais, comme d'autres initiatives privées, les informations,
n'émanant pas du réseau lui même, restent
très succinctes.
Un outil pour touriste prévoyant
Au niveau européen, quelques réseaux se distinguent
par la qualité du service offert sur leurs sites. Les
Transports publics genevois (TPG) proposent une recherche d'itinéraire
multimodale, sur tout le réseau urbain et le réseau
régional de trains des Chemins de fer fédéraux
(CFF).
Autre réussite, le site Internet des TMB (Transportes
Metropolitans de Barcelona). Il est trilingue (Catalan, Espagnol,
Anglais).
Les TMB proposent une recherche d'itinéraire à
choix multiples : à partir d'une adresse, d'une intersection,
ou d'un lieu public. On peut aussi ne sélectionner que
les lignes accessibles aux personnes à mobilité
réduite. Plusieurs propositions d'itinéraires sont
faites, que l'on peut tour à tour visualiser sur un plan
de ville. L'information spécifiquement destinée
aux touristes fait l'objet d'une page spéciale. Et, ce
qui ne gâte rien, ce site est une réussite esthétique
et fonctionnelle.
Adresse des sites cités http://www.tcl.fr
http://www.ratp.fr
http://www.sncf.fr
http://www.tpg.ch
http://www.tmb.net
Sites avec recherche d'itinéraire
en projethttp://www.tram.fr
http://www.transpole.fr
A visiter égalementhttp://www.aquitaine-valley.fr
http://www.horaires.com
Sans oublier
http://www.gart.org
Pour nous signaler d'autres sites
e.mail : gart@gart.org


Le
Nouveau Bureau du GART

Le nouveau bureau du GART a été
désigné par le conseil d'administration début
décembre.
Serge Sené, président du syndicat Intercommunal
des transports urbains de l'agglomération chalonnaise
(Chalon/Saône), devient 1e vice-président.
Christian Philip, premier adjoint au maire de Lyon et président
du SYTRAL, devient 2e vice-président.
Jean-Marie Bockel, député-maire de Mulhouse déjà
membre du bureau devient secrétaire adjoint, alors que
le député de l'Orne, président de la commission
"Transport" de la communauté urbaine d'Alençon,
Yves Deniaud, entre au bureau du GART en qualité de trésorier
adjoint.
Autre arrivée, celle de Bernard Dassier, vice-président
de la commission "Transport" de la région Midi-Pyrénées.
Jacques Auxiette, maire de La Roche-sur-Yon demeure président
du GART. Serge Feugère, président de la commission
Transport du district de l'agglomération roannaise et
Catherine Coutelle, vice-présidente du district de Poitiers,
sont respectivement troisième et quatrième vice-présidents.
Les autres membres sont Jean-Louis Schneiter, secrétaire
du GART et président du district de Reims, André
Dethier, trésorier du GART et président de la commission
Transport du SIVOM de Nevers, Hubert Haenel, sénateur
du Haut-Rhin et Roland Ries, président de la communauté
urbaine de Strasbourg.


Plus de sévérité à
l'encontre des agresseurs

Simultanément, le Sénat et
l'Assemblée nationale ont tous deux adopté un texte
aggravant les peines encourues par les agresseurs "d'agents
d'un exploitant d'un réseau de transport public de voyageurs".
Les deux textes prévoient un ajout au code pénal
du terme "agent d'un exploitant de réseau de transport
public de voyageurs" dans les articles concernant les peines
encourues par les agresseurs d'agents du service public. Conducteurs,
contrôleurs et même agents n'étant pas en
contact avec le public sont concernés, dans l'exercice
de leurs fonctions.
Ce texte prévoit qu'une agression ayant entraînée
une incapacité de moins de huit jours soit sanctionnée
par trois ans de prison et 300 000 francs d'amende. Pour une
incapacité de plus de huit jours, la peine passerait à
5 ans de prison et à 500 000 francs d'amende.
L'Assemblée a également voté le rétablissement,
dans la loi du 15 juillet 1845 sur la police des chemins de fer,
de l'article 26 : "L'outrage adressé à un
agent d'un exploitant de réseau de transport public est
puni de six mois d'emprisonnement et de 50 000 francs d'amende.
Lorsqu'il est commis en réunion, l'outrage est puni d'un
an d'emprisonnement et de 100 000 francs d'amende."


Appel
à projets "autobus électriques"

L'ADEME, EDF, le GART et l'UTP lance conjointement
un appel à projet pour la mise en uvre de programmes de
bus électriques. À l'issue de cet appel, 5 sites
pilotes seront sélectionnés pour exploiter des
bus propres fonctionnant à l'énergie électrique.
Les autorités organisatrices pilotes bénéficieront
d'un soutien financier et technique. Les dossiers de candidature
doivent être déposés avant le 25 janvier
au GART. Contact GART : Ronan Golias


"Les
bus propres" : à Poitiers le 4 février

Comment rendre ses bus encore plus propres
? Parmi, toutes les technologies proposées, laquelle choisir
? Comment agir sur le parc existant et/ou le renouveler ?
Le 4 février 1999 à Poitiers, une Journée
technique ADEME-GART-district de Poitiers fera le point sur les
nouveaux carburants, leusr résultats écologiques
et leurs performances d'exploitation. Elle s'intéressera
aussi aux filières en gestation ou en devenir.
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