| METEOR,
le bon choix ? |
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METEOR, la quatorzième
ligne de métro parisienne, sera mise en service le 15
octobre prochain entre les stations Tolbiac-Masséna et
Madeleine, le prolongement sur Saint-Lazare devant être
achevé en 2003.
Ce métro entièrement
automatique sans conducteur est doté d'un nouveau système,
conçu par Matra Transport International, qui offrira aux
voyageurs une qualité de service accrue (rapidité
et fréquence élevées) et un haut niveau
de sécurité. Il va également fournir à
l'exploitant une aide à la maintenance et permettre la
circulation simultanée de rames classiques et automatisées.
Le matériel roulant, fourni par Alstom, est par ailleurs
moderne et confortable. Autant de nouveautés qui ont été
l'occasion, pour la RATP, de "remettre à plat l'organisation
du travail et des métiers", souligne François
Saglier, chef de projet. Ainsi, le personnel de conduite a été
redéployé vers des fonctions d'information et d'accueil.
Conçu pour soulager
la ligne A du RER, METEOR desservira entre autres les XIIè
et XIIIè arrondissements de la capitale, dont la densité
démographique et l'activité économique devraient
notablement augmenter avec la réalisation des ZAC de Bercy
et de Paris Rive gauche, destinées à revitaliser
l'Est parisien. Deux opérations urbaines d'envergure dont
la mise en oe;uvre a été dopée par l'existence
du projet METEOR, et réciproquement. Les chantiers d'urbanisme
et de transport ont donc fait l'objet d'une étroite collaboration
entre la RATP et les aménageurs, au nom "d'intérêts
convergents", selon François Saglier : "ils
nous apportent des clients, nous facilitons leur accessibilité".
Ainsi la Régie a accepté de prendre en compte certaines
demandes des aménageurs à condition qu'ils
assument les investissements afférents et les aménageurs
ont utilisé METEOR comme argument de vente auprès
des promoteurs immobiliers et des entreprises.
Si l'on peut se féliciter
que cet argument rencontre un certain succès, on peut
s'interroger, néanmoins, sur la justification même
de construire une nouvelle ligne de métro dans Paris même.
Non seulement le réseau actuel est l'un des plus denses
au monde mais toutes les enquêtes récentes menées
auprès des usagers franciliens montrent, de façon
évidente, le besoin de liaisons de banlieue à banlieue.
Un besoin qui ressort également clairement des études
effectuées dans le cadre du futur PDU d'Ile-de-France.
Les 6,9 MdF investis pour cette ligne n'auraient-ils donc pas
pu être utilisés pour répondre en partie
à ces besoins, d'autant que le projet EOLE, soutenu par
la SNCF, viendra aussi renforcer les dessertes intra-muros ?
Cette somme n'aurait-elle pas pu être consacrée
à la réalisation de lignes de tramway en banlieue,
à l'image du tramway entre Saint-Denis et Bobigny dont
la réussite est patente ?
Le téléscopage
de METEOR et d'EOLE peut effectivement soulever des critiques,
admet François Saglier. Mais, ajoute-il, "la justification
de METEOR apparaîtra rapidement" dans la mesure où
"il sera utilisé à 80 % par des non-Parisiens.
Il faut le voir, en fait, comme une ligne régionale dans
Paris".
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| Lois
de Robien et Aubry A
chacun son accord |
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Loi de Robien ou loi
Aubry, plusieurs réseaux urbains ont signé des
accords de réduction du temps de travail. Exemples de
Rouen, Poitiers et Marseille.
En dépit des péripéties
auxquelles a donné lieu son extension aux transports urbains,
la loi de Robien est appliquée, depuis juin, dans cinq
réseaux : Rouen, Limoges, Versailles, Boulogne et Brest.
Selon Olivier de Hillerin, responsable des questions juridiques
et sociales à l'UTP, sept autres mettent en oe;uvre la
loi Aubry dès le 1er septembre ou au 1er octobre prochain
: Metz, Besançon, Blois, Lens, Saint-Brieuc, Poitiers,
Marseille.
Si la réduction
du temps de travail et la création d'emplois majoritairement
des conducteurs, pour maintenir le service aux clients
constituent la charpente commune de ces accords, les dispositifs
élaborés ne sont pas pour autant identiques, comme
on peut le constater à Rouen, Poitiers et Marseille.
Modes d'emplois
Signataire d'un accord
de Robien, le réseau rouennais s'est engagé à
augmenter son effectif de 10 % (coût de 120 MF). Avec cette
particularité que, "soucieuse de participer à
la lutte contre le chômage de longue durée",
la TCAR a accepté la proposition du préfet de faire
appel à des publics prioritaires relevant de CIE (contrat
initiative emploi). Cette disposition concerne 40 des 80 nouveaux
salariés, selon Philippe Peltier, directeur des ressources
humaines.
Poitiers et Marseille,
pour leur part, ont signé des accords Aubry, respectivement
applicables au 1er septembre et au 1er octobre. Conformément
à cette loi, la RTM va recruter 170 personnes, soit une
hausse d'un peu plus de 6 % de son effectif et d'un peu
moins de sa masse salariale (actuellement 650 MF) . Pour
"les deux-tiers voire les trois-quarts" d'entre elles,
il s'agira d'une transformation de CDD en CDI, précise
Alain Gille, directeur général. Le réseau
poitevin, lui, est allé au-delà de la limite légale
avec 10 % d'embauches (25 personnes). Selon Hugues Fulchiron,
directeur de la STP, cette décision répond à
"la volonté du District de créer des emplois
pour respecter l'esprit de la loi Aubry". Une volonté
politique qui a pour contre-point un engagement financier des
élus : pendant cinq ans, le District prendra à
sa charge le tiers de la hausse de la masse salariale.
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Repenser le travail
Modalités différentes,
aussi, pour l'évolution des salaires. A Rouen, les 34
h 20 seront payées 37 heures la première année
puis 36 heures ensuite, et un accord d'intéressement est
prévu pour janvier 2000. En l'attendant, "des primes
exceptionnelles seront versées en 1998 et 1999".
En revanche, plus de primes
à Poitiers depuis le 1er septembre qui représentaient
2 % de la masse salariale - mais la garantie d'une évolution
de salaire, pour les quatre ans à venir, égale
au taux de l'inflation diminué de 0,5 %. L'accord marseillais,
quant à lui, assure le maintien des salaires "en
francs courants". Cependant, précise Alain Gille,
"une hausse n'est pas exclue mais elle dépendra de
plusieurs composantes : la progression de notre activité,
notre capacité à améliorer notre efficacité
en matière de dépenses, nos efforts de productivité".
C'est sur la productivité
que travaillent maintenant ces réseaux, celui de Poitiers
s'étant d'ailleurs vu imposer par le District de dégager
1 % de productivité en interne. La STP a ainsi mis au
point une nouvelle organisation du travail pour les conducteurs
dont Hugues Fulchiron "espère quelques gains".
La TCAR a entamé une réflexion "sur les métiers,
l'utilisation des matériels, l'organisation du travail"
qui fera l'objet, précise Philippe Peltier, d'une négociation
avec les partenaires sociaux et de rencontres avec les clients.
La RTM, qui "avait préparé la réduction
du temps de travail par des mesures de productivité préalables",
vise à prolonger ces actions, en mettant en place "une
démarche planifiée, avec la collectivité"
en matière notamment d'amélioration de l'offre,
de tarifs et de réduction du prix de revient.
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| Le PDU
d'Ile-de-France Une
intercommunalité nécessaire |
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11,6 millions d'habitants,
8 départemens, 1 300 communes : le PDU d'Ile-de-France
ne sera pas une mince affaire
Le diagnostic établi
dans le cadre de l'élaboration du PDU d'Ile-de-France
dresse un bilan sévère de la situation des transports
et de l'aménagement de la région. "Maîtrise
insuffisante de l'urbanisation", "inadaptation des
transports collectifs aux déplacements de banlieue à
banlieue en fort développement" sont quelques unes
des constatants qui expliquent en grande partie l'augmentation
de la circulation automobile. Même si la place de la voiture
particulière dans l'ensemble des déplacements en
Ile-de-France reste inférieure (34 %) à celle enregistrée
dans les agglomérations de province (50 %), la population
et les élus ont du souci à se faire. Si rien n'est
fait pour maîtriser l'urbanisation et les déplacements
qui en découlent, ces derniers devraient augmenter de
55 % d'ici 2015 dont les deux-tiers seraient effectués
en automobile selon les projections du schéma directeur
régional (SDRIF).
Objectifs
En Ile-de-France, c'est
le préfet de Région, président du Comité
exécutif1 et du Comité de pilotage* du PDU, qui
a proposé comme objectif possible à l'horizon 2005
la réduction de la circulation automobile de 15 %
en véhicules-kilomètres par rapport au scénario
de référence qui représentera l'évolution
"au fil de l'eau" (+ 55 % d'accroissement en 2015).
Les objectifs des deux ou trois autres scénarios qui seront
élaborés pour février 1999 se situeront
vraisemblablement entre ces deux valeurs. Mais pour Chantal Duchêne,
conseillère spéciale du préfet, directeur
régional de l'Equipement en charge du PDU Ile-de-France,
il importe sans doute davantage de déterminer comment
réduire concrètement la circulation automobile
que de donner des chiffres de réduction sans savoir comment
les atteindre. D'où la volonté de la Région
de bâtir des scénarios à partir d'actions
précises proposées par les collectivités
locales. Des expérimentations d'actions innovantes pourront
même être financées par la Région ...
à condition qu'elles soient d'initiative intercommunale.
Une approche concrète
Cette approche pragmatique
est d'autant plus importante que le PDU d'Ile-de-France devra
tout miser sur les mesures réglementaires et les actions
d'exploitation pour optimiser ou modifier l'existant, puisque
les investissements routiers et TC lourds sont du ressort exclusif
du contrat de plan en cours de discussion par ailleurs pour la
période 2000-2005. Même partagé en bassins
de vie, sortes de territoires de déplacement pertinents
pour lesquels des volets PDU locaux seront élaborés
en concertation étroite avec les autres partenaires concernés,
le PDU d'Ile-de-France reste un exercice difficile. Si l'intercommunalité
semble être un passage obligé pour le réussir
notamment en matière de partage de voirie, d'harmonisation
des politiques de stationnement, de développement des
TCSP, des réseaux bus et des itinérires de circulations
douces elle risque de se heurter d'une part, au sacro-saint
pouvoir de police des maires et d'autre part, à l'imbroglio
institutionnel propre à la région-capitale. Elle
constitue sans aucun doute le prix à payer en Ile-de-France
pour aboutir à la mise en place d'une offre multimodale
diversifiée et d'une politique de transports public forte
comme alternatives crédibles à l'automobile.
Le premier comprend,
outre les institutions citées par la loi, le STP (Syndicat
des transports parisiens), le Conseil régional, le Conseil
de Paris, le préfet de police et les préfets des
départements ; le second réunit les organismes
cités par la loi et associe les collectivités locales,
les entreprises de transport, les représentants des professions
et des usagers des transports, les chambres de commerce, les
associations d'environnement et le GART.
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| Strasbourg,
lauréat du Prix ADEME GART 1998 |
| Le jury du Prix ADEME
GART 1998 sur le thème des "Nouveaux services
aux usagers" a récompensé la Communauté
urbaine de Strasbourg pour un ensemble de services spécifiques
visant à améliorer l'offre : desserte de l'aéroport,
information en temps réel, navette électrique pour
le centre historique, carte City pour les jeunes, titres transfrontalier
Europass .; |
| Parmi les 17 candidatures
présentant des actions novatrices dans le domaine de la
diversification de l'offre, un Prix Spécial du Jury a
été remis au Syndicat des Transports Parisiens
pour "Allô Roissy 93", un service de minibus
à la demande 24h/24, destiné aux employés
de l'aéroport de Roissy. |
| Autre primé, le
District de l'agglomération de Rennes qui s'est vu attribué
une "Mention Vélo" pour son service de prêt
gratuit de vélos. |
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Enfin, trois autre candidats
figurent au palmarès. Besançon pour un cocktail
de services (prêt de sacs, poussettes, cabas, parapluies
; stationnement gratuit une fois par mois le samedi pour les
abonnés, service "contact !" qui proposent
aux garagistes d'offrir un ticket de bus à leurs clients
dont la voiture est immobilisée). Boulogne-sur-Mer, pour
un service de minibus haut de gamme (gabarit adapté au
centre historique, véhicules de standing, sièges
confortables, café en libre-service .;). Montbéliard
pour la prise en compte des correspondances dans le système
d'information voyageur.
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| Budget
transport en hausse |
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La dotation pour les transports
collectifs de province progresse de 10 % dans le budget 1999
présenté par Jean-Claude GAYSSOT. Les autorisations
de programmes s'élèvent à 719,5 millions
de francs dont 649,5 pour les projets de TCSP. 70 millions contribueront
également à "promouvoir et améliorer
les transports collectifs urbains et non urbains au travers de
la politique contractuelle menée par l'Etat et les collectivités
locales".
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| Fréquentation
: année 97 stable |
| Le bilan de la fréquentation
des transports publics urbains en 1997 est très encourageant
d'après les chiffres annuels DTT-CERTU-GART-UTP. Avec
une baisse minime de 0,1 %, on peut parler de stabilité
par rapport à 1996. Ce chiffre marque peut-être
même le début d'une reprise puisque 60 % des réseaux
voient leur fréquentation augmenter ou se maintenir, malgré
les mouvements sociaux du début de l'année. Parmi
les réseaux en hausse, la RATP qui enregistre + 2,6 %. |
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Quant à l'offre,
elle progresse de 0,2 % seulement. Elle est toutefois plus importante
(environ 0,6 %) dans les réseaux des agglomérations
de moins de 100 000 habitants.
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| Le
Guide
de la maîtrise d'ouvrage pour les TCSP vient de paraître |
| Eviter les écueils
dans le montage juridique d'un projet de TCSP requière
une forte maîtrise juridique. Réalisé par
le Cabinet Sartorio pour le GART, "le Guide de la maîtrise
d'ouvrage pour les TCSP" présente les différentes
manières de monter un projet et explique les procédures,
les intervenants, les relations contractuelles utilisables en
matière de maîtrise d'ouvrage publique comme privée. |
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Les projets de TCSP sont
nombreux à l'heure actuelle et ne doivent pas trébucher
pour des questions de procédure. Pour tenter d'éviter
les recours ou les contentieux qui mettent en péril ou
retardent la mise en service du projet, le Guide de la maîtrise
d'ouvrage propose un panel de montages envisageables, ainsi que
des recommandations juridiques et extra-juridiques. Le Guide
souligne également les domaines d'évolution de
la jurisprudence, en particulier sous l'influence des directives
européennes.
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| Agenda |
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"Le Choix de la qualité"
est le thème du Congrès de l'UTP qui se déroulera
à Orléans du 28 au 30 octobre 1998. Au programme
des débats, la démarche qualité, l'intermodalité,
l'Europe et la qualité.; En parallèle à
ce congrès se tiendra le Salon européen du transport
public.
La Campagne "Sortir
Vite" 1998 de l'ANATEEP se déroulera du 12 au 17
octobre sur le thème "Un accompagnateur pour un transport
meilleur".
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