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Transport public Des
propositions, un Président Quelle place pour le transport public dans le débat présidentiel ? Le GART a fait plancher les candidats sur son manifeste autour de cinq thèmes : la planète en danger, la santé des Français, l'exclusion sociale, l'équilibre du territoire, les financements.Tous ont répondu, sauf Philippe de Villiers. Extraits
Edouard Balladur "(...) J'entends mener une politique rigoureuse en faveur du transport urbain, compatible avec quatre objectifs essentiels : accélérer l'équipement du pays, désenclaver le territoire, préserver l'environnement, rechercher la meilleure sécurité pour les usagers. (...) Il faudra faire des transports publics une priorité de notre politique de la ville.En matière de pollution atmosphérique, plus particulièrement au centre de vos préoccupations (...). Je propose l'amélioration de la connaissance de ces pollutions, (...) l'assainissement des rejets polluants dans les transports urbains. Je l'ai dit : je souhaite favoriser les programmes de transports collectifs, métro ou tramway. Je souhaite également accélérer le développement des véhicules électriques et en particulier dans les transports publics. Je propose un soutien financier, sous forme d'une prime de 5 000 F à l'achat de chaque véhicule, pour porter le parc à 100 000 unités (...)".
Jacques Chirac : "(...) Je crois également qu'il faut offrir aux Français un libre choix en développant l'attractivité des transports collectifs grâce à un meilleur réflexe clientèle (accueil, information, tarification adaptés, fréquence des dessertes, respect des horaires...). Les transport collectifs concourent à l'exercice concret du "droit au transport" des Français ; ils sont plus sûrs et ont des effets sur l'environnement en général moindres que la voiture particulière. Aussi, doit-on tenir compte des effets externes, notamment dans la tarification. (...) Je suis en faveur d'une plus grande coordination des politiques d'urbanisme et de celles des transports. (...) Concernant le volet financier, vous suggérez des modalités d'accroissement des ressources des transports publics et vous suggérez d'appliquer le principe pollueur-payeur. C'est un principe général qui est le mien (...)".
Robert Hue : "(...) Je suis entièrement d'accord avec votre proposition d'encourager les transports collectifs et de mieux maîtriser l'usage de la voiture en ville. (...) Notre pays a besoin d'une grande politique nationale de transports collectifs, économe de l'énergie, réductrice des nuisances, pour l'homme comme pour l'environnement. (...) Les financements ne peuvent être assurés par le recours aux seuls usagers et il faut mettre un terme aux augmentations des tarifs qui leur sont imposées. Je ne pense pas qu'il faille recourir à des nouvelles taxes sur les automobilistes. (...) Je considère nécessaire d'élargir le versement transport aux principaux bénéficiaires des déplacements qui sont les centres d'affaires, commerciaux et qui en sont aujourd'hui exonérés. Je propose la création d'un fonds national de péréquation pour les transports terrestres, alimenté d'une part par le reversement d'une partie du produit de la TIPP, d'autre part par une utilisation différente des fonds drainés par les sociétés d'assurances au titre de la couverture des risques liés au transport (...)".
Lionel Jospin : "(...) Je propose de lancer un plan de développement des transports collectifs soutenu par des concours financiers de l'Etat et l'Union européenne ; développer le parc des véhicules électriques et des véhicules mixtes beaucoup plus propres ; revoir à la baisse, au niveau européen, les normes de taux de plomb dans l'essence et encourager l'utilisation des carburants sans plomb. (...) Il faut effectivement améliorer les dessertes des quartiers en difficulté qualité, sécurité, fréquence . Par ailleurs, une réflexion est aujourd'hui engagée au sujet de l'accès aux transports publics, à un tarif modulé voire gratuitement, pour certaines catégories de la population. (...) Les financements. Je m'engage à maintenir à son niveau le versement transport. Je souhaite également, même si cela doit prendre du temps, accorder la responsabilité tarifaire aux autorités organisatrices des transports urbains. (...) Enfin, je souhaite que la fiscalité intègre la dimension écologique, en particulier par l'instauration d'une écotaxe à l'échelle européenne sur les émissions de gaz carbonique (...)".
Arlette Laguiller : "(...) Il serait justice que le patronat finance l'entretien et l'amélioration des transports urbains, par une fiscalité spéciale comme il en existe pour le logement par exemple, et par le paiement intégral de la carte orange de leurs salariés. (...) L'idée de "rentabilité" au sens du profit capitaliste est aussi aberrante pour les transports en commun qu'elle l'est, par exemple, pour la santé publique. C'est à leur utilité sociale que devrait se mesurer la "rentabilité" des transports comme de tous les services publics. (...) La seule garantie que les transports en commun soient réellement un service public, c'est-à-dire dédié à l'intérêt collectif, serait que leur fonctionnement soit placé sous le contrôle direct des usagers et salariés des transports (...)".
Jean-Marie le Pen : "(...) Je partage votre sentiment quant au développement des transports publics ou transpors en commun (bus, métro, tramways) urbains ou semi-urbains au service d'une véritable politique de la ville, qui réconcilie les Français avec leur environnement quotidien. (...) Les transports urbains doivent asurément constituer une priorité pour le prochain gouvernement et les municipalités. (...) En aucun cas, cela ne doit se traduire par une augmentation des tarifs urbains ou des impôts, hors inflation".
Dominique Voynet : "Les Verts proposent une politique moderne des transports qui consiste : 1. à privilégier les modes de transport les plus économes en énergie (...) ; 2. à conserver la marge d'autonomie économique la plus large possible au niveau des communautés de base (...) ; 3. à rapprocher le lieu de travail de l'habitat et à redonner aux quartiers et aux villages l'ensemble des fonctions qui font la vie d'une communauté (...) ; 4. à faire payer les transports à leur juste prix, ajusté par des taxes qui prennent en compte les coûts sociaux et environnementaux (...) ; 5. à effectuer des investissements lourds, non plus en faveur des transports individuels ou des transports de marchandises sur la route, mais en faveur d'une interaction efficace des différents modes de transport et e communication (...)".
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