"Villes rêvées, villes durables ?"

Exposition coproduite par la Fondation EDF Diversiterre et l’Institut pour la ville en mouvement/PSA Peugeot Citroën

A visiter d’urgence jusqu’au 21 mars 2010 à l’Espace Fondation EDF – 6, rue Récamier – PARIS 6ème - Téléphone + (33) (0)1 53 63 23 45 - M° Sèvres Babylone
Entrée libre tous les jours - Sauf le lundi et jours fériés - Visite guidée sur réservation pour les groupes

La ville n’est pas réductible à une machine que l’on pourrait régler en fonction de techniques savantes. Elle naît de l’entrechoquement de projets individuels et collectifs, projets qui s’articulent à des idéaux, à des rêves. Les savoirs professionnels et scientifiques éclairent ces projets mais ne les déterminent pas. Ils peuvent seulement permettre d’agir en connaissance de cause.
Si dans les années 60 les grands ensembles incarnaient le moyen de cumuler les avantages de la ville et de la nature, ils sont aujourd’hui synonymes de promiscuité et d’insécurité. Quant à l’étalement urbain sous forme pavillonnaire, s’il répond à la demande d’espace, il induit en même temps une forte dépendance à la voiture.
À l’heure ou les pouvoirs publics et les spécialistes de l’aménagement du territoire sont confrontés aux défis majeurs que sont la gestion des déchets et de la pollution, la création de logements sociaux, l’efficience de la consommation d’énergie et d’eau, comment concilier les désirs de ville des citoyens et les impératifs du développement durable ?
Les quartiers durables, le verdissement de la ville, les villages urbains sont des projets qui avancent des réponses à ces questions essentielles : comment offrir un contact quotidien avec la nature ? Faut-il réglementer l’usage de l’eau et de l’énergie ? Faut-il rendre autonomes les quartiers qui composent la ville ?
C’est d’abord à une immersion dans la pluralité des rêves de ville qu’invite l’exposition. Au-delà de cette découverte sensible de la pluralité de la ville et de ses rêves, l’exposition propose de mieux comprendre les notions qui permettent de l’appréhender. Par exemple, la densité ou la centralité que les professionnels voudraient imposer ne correspondent pas toujours aux images cauchemardesques que certains s’en font. Tokyo, que l’on se représente habituellement surchargée de piétons et de tours, est moins dense que Paris. De même, les alignements de maisons ouvrières du Nord sont aussi denses que les cités de barres et de tours des périphéries.
Mais l’analyse ne suffit pas, il faut pouvoir se situer, prendre position. Le visiteur est donc emmené vers de nouveaux rêves : quartier durable, ville verdie, ville-village.
Un ouvrage éponyme est publié chez GALLIMARD, disponible sur le site de l’exposition au tarif de 13,90€

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