5 octobre 2011. Rappelons tout d'abord que Strasbourg est la première ville de France ayant expérimenté le véhicule électrique. Les mobilités innovantes sont en effet un axe majeur de la stratégie "Strasbourg Eco2020".
Un sujet d’actualité
→ Le Livre Vert européen prévoit de nombreuses recommandations pour permettre le développement de la filière électrique dans le contexte actuel.
→ Un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) de l’ADEME pour financer l’implantation de bornes de recharge sur l’espace public est également paru.
→ De nombreux autres projets sont en cours de développement en France et en Europe. Une grande expérimentation franco-allemande est en cours de montage.
Les ambitions de Strasbourg en matière de mobilité électrique
→ La faible utilisation des bornes sur l’espace public doit interroger quant à la stratégie de déploiement d’infrastructure de recharge.
→ Dans le cadre du projet électrique transfrontalier et d’Ecocité, Strasbourg prévoie d’étendre son réseau de charge actuel. En effet, elle envisage d’installer quelques bornes de recharge rapide. Ces bornes, dans un nombre limité, sont en effet nécessaires pour rassurer les utilisateurs de véhicules électriques en les assurant d’une recharge rapide en cas de batterie faible.
Des résultats prometteurs au terme d’une année d’expérimentation
→ Près de 150 points de charge publics et privés mis en place dans le cadre du projet Kléber sur le territoire de la CUS .
→ 26 de ces points sont situés sur l’espace public : 8 sur la voirie publique et 18 dans les parkings en ouvrage de la CUS et de la ville de Strasbourg.
→ 5 points de charge rapide inscrits dans l’Appel à projets Ecocité pour un déploiement prévu courant 2012.
→ Quelques points de charge lente et accélérée supplémentaires prévus également dans l’action Ecocité (notamment pour équiper les P+R de l’agglomération).
→ Une moyenne de 19 300 km parcourus pour chaque VHR en un an (moyenne annuelle française de 13 000km).
→ Une distance moyenne par trajet de 13,9 km (soit une distance intégralement réalisable en mode électrique puisque l’autonomie est comprise entre 15 et 20 km).
→ En moyenne, un tiers du temps de conduite est effectué en mode électrique ce qui permet une diminution de consommation de carburant de 40% comparativement à un véhicule diesel de taille identique.
→ Une moyenne de 0.9 recharge par VHR et par jour.
→ Seulement 4% des charges réalisées sur l’espace public (bornes en voirie ou en parking public). La très large majorité des charges est donc réalisée au domicile des utilisateurs ou sur leur lieu de travail.
Plusieurs axes de travail sont ainsi en cours d’étude
→ La poursuite du développement du réseau public d’infrastructures de charge afin d’accompagner la mise sur le marché des premiers véhicules électriques et hybrides rechargeables. Les déploiements à venir (dans le cadre du projet CROME et de l’action Electromobilité d’Ecocité) seront composés à la fois de points de charge lente/accélérée et rapide afin d’analyser et de comprendre les besoins des usagers et ainsi de dimensionner au mieux le réseau public (et la répartition des puissances de charge) dans les années à venir.
→ La mise en place de projets en lien avec la motorisation électrique à l’image du concept « Cristal » dont l’expérimentation sur le Parc d’Innovation d’Illkirch (CATS) doit avoir lieu dans les années à venir ou encore le projet "Alsace Auto 2.0" qui propose de mettre en réseau les véhicules électriques branchés sur le réseau électrique pour en faire de véritables centrales électriques virtuelles lorsque les demandes sont trop élevées (objectif de lissage des pics de consommation. Notion de smart-grid).
→ Des réflexions sont également en cours pour lier autopartage et mobilité électrique sur la CUS (éventuelle intégration de véhicules 100% électriques dans la flotte d’Auto’trement).
→ Enfin, Strasbourg reste sur le devant de la scène nationale pour partager son expérience avec d’autres AOT et défendre la cause des collectivités locales sur cette thématique dont les règles ne sont pas encore figées.
Conclusion
Forte de son expérience sur la problématique de l’électromobilité, Strasbourg est véritablement considérée aujourd’hui comme une ville pionnière sur cette thématique. Cette position de ‘‘vitrine’’ colle parfaitement à la volonté de Strasbourg de devenir une plateforme européenne de la mobilité durable et innovante tel que le souligne la feuille de route Eco 2020 de la collectivité. De fait, les réflexions sur le sujet (au niveau local mais aussi plus largement aux niveaux national et européen) sont loin d’être abouties et cette problématique est au cœur des développements de la CUS dans les années à venir.
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