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COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 20 juin 2005
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PREAMBULE :
Les transports publics sont un élément indispensable des politiques d’aménagement et de développement économique du territoire, de solidarité, de préservation de l’environnement, et de santé publique. Or, alors même que les autorités organisatrices de transport doivent faire face à des normes de plus en plus contraignantes, aux impacts financiers importants, en matière d’accessibilité et de sécurité, l’Etat s’est désengagé de leur financement. En matière de transports urbains, l’Etat apportait, depuis 1989, un soutien financier indispensable, même s’il restait limité en pourcentage, aux autorités organisatrices hors Ile-de-France à travers les subventions aux projets de transports en commun en site propre et depuis 2001 à la mise en œuvre des plans de déplacements urbains et aux plans de développement des transports collectifs dans les agglomérations inférieures à 100 000 habitants. Depuis 2003, ces crédits d’Etat ont disparu. En matière de transport régional, l’Etat a, dans le même temps, autorisé RFF à augmenter les péages avec une nouvelle formule de calcul qui pénalise les TER qui sont de la compétence des Conseils régionaux. En outre, il remet en cause le financement des trains interrégionaux. En Ile-de-France, l’Etat transfère le STIF aux collectivités territoriales sans qu’elles connaissent le montant de la compensation financière correspondant à ce transfert de charges. En juin 2003, le Premier Ministre a chargé Christian Philip, député du Rhône, de rédiger un rapport destiné à éclairer le gouvernement sur les décisions à prendre pour « donner aux collectivités locales et établissements publics maîtres d’ouvrage des moyens efficaces pour leur permettre de réaliser des opérations concourant à une meilleure qualité de vie en ville ». Dans son rapport rendu public en décembre 2003, Christian Philip, prenait acte de la suppression des subventions aux transports collectifs urbains et demandait en contrepartie que soient mises en œuvre dans de brefs délais, un ensemble de mesures destinées à assurer un financement pérenne des transports collectifs urbains, l’Etat devant avant tout :
Qu’elles aient été faites par les élus du GART au cours d’audiences ministérielles ou qu’elles soient issues de rapports tels celui de Christian Philip ou celui du commissariat général au plan, les nombreuses propositions émises n’ont pas été, à ce jour, retenues par le Gouvernement. Or, il en va de la défense et du développement du service public de la mobilité. L’arrêt des subventions promises pour les transports collectifs urbains, l’alourdissement des charges des régions, sans qu’aucune décision concernant de nouvelles pistes de financement soit adoptée est un frein à la dynamique que les collectivités ont su impulser au cours de ces dernières années pour promouvoir et mettre en œuvre une politique de développement durable et améliorer la qualité de vie de nos concitoyens.
MANIFESTE DES ELUS DU GART Les élus du Groupement des Autorités Responsables de Transport réunis en Conseil d’administration le 15 juin 2005 interpellent avec force le Gouvernement et se mobilisent pour la défense et le développement du service public de transport, support des 500 000 emplois directs et indirects de la filière. Face aux enjeux cruciaux de la mobilité durable, tant en matière de cohésion sociale que d’aménagement des territoires, Conscients de l’apport de ce secteur en matière d’emploi, Confrontés depuis 2003 :
Nous réclamons que l’Etat tienne ses engagements (subventions liées à la prise en considération des TCSP, traitement équitable de l’Ile-de-France dans la cadre de la décentralisation) et qu’il réunisse, de toute urgence, sous l’égide du premier ministre, une conférence interministérielle ayant pour objectif d’identifier de nouvelles sources de financement afin de sortir le transport public de l’impasse financière dans laquelle il est placé aujourd’hui. Les pistes de financement proposées par le GART :
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