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COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 7 mai 2004 Publication des rapports de lAFSSE et santé publique
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En 2002, 6 500 à 9 500 décès peuvent être directement imputables à la pollution atmosphérique, tels sont les chiffres accablants annoncés par lAFSSE (Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale) dans son récent rapport sur «limpact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine». Le GART(Groupement des Autorités Responsables de Transport), qui rappelle depuis de nombreuses années le rôle joué par le transport public pour lutter contre la pollution atmosphérique et pour préserver la santé, salue le travail réalisé par lAgence Française de Sécurité Sanitaire et se félicite que ces chiffres soient enfin rendus publics. La pollution, accélératrice de mortalité Deux rapports de lAFSSE relatifs à limpact de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé publique font leffet dune bombe : en 2002, de 6 500 à 9 500 décès seraient directement imputables à la pollution par les particules fines émises notamment par les automobiles. => Les collectivités locales luttent au quotidien pour améliorer la qualité de lair Depuis une vingtaine dannées, les autorités organisatrices de transport ont engagé des politiques structurelles visant à réduire la circulation automobile et ses émissions polluantes, notamment à travers des politiques volontaristes en matière de transports publics et de déplacements (Plans de Déplacements Urbains, Transports en Commun en Site Propre, amélioration des itinéraires piétonniers et cyclables, Plans de Déplacements dEntreprises ou dAdministration, co-voiturage, auto-partage ). Aussi, le GART se félicite-t-il que lAFSSE explore dans son second rapport plusieurs pistes dactions défendues depuis longtemps par le GART : développement des transports en commun, ferroutage, utilisation plus rationnelle de la voiture particulière, etc. Cependant, si les politiques de lutte contre la pollution s'exercent en premier lieu au niveau local, elles doivent s'intégrer à un projet global et bénéficier d'un fort encouragement au niveau national et européen, notamment sur le plan financier. => Le GART demande des moyens pour les modes de transports alternatifs à la voiture particulière. Le budget transport 2004 a supprimé les aides de lEtat pour la mise en uvre des plans de déplacements urbains et le développement des transports collectifs. Le GART a alors dénoncé ce désengagement de lEtat dans un domaine essentiel pour le développement durable et la lutte contre la pollution. Aujourdhui, les chiffres de lAFSSE ne font que conforter sa position. LAgence estime, en effet, à 900 000 euros le coût de chaque décès lié à la pollution atmosphérique et dénonce : « Les conséquences néfastes engendrées par le trafic automobile ( ) supérieures aux montants payés via les péages et la fiscalité sur les carburants ». Devant lurgence de la situation, le GART exprime à nouveau avec force sa revendication : donner aux acteurs du transport public et des déplacements les moyens daccompagner et dencourager les projets visant à développer les modes de transport alternatifs à la voiture particulière. => Un salon pour sensibiliser citoyens et pouvoirs publics aux enjeux de la mobilité durable Afin de mobiliser les différents acteurs du transport public et de sensibiliser les pouvoirs publics et les citoyens eux-mêmes sur les enjeux de la mobilité et les risques liés à lusage inconsidéré de la voiture utilisée en solo, le Premier Salon européen de la Mobilité se tiendra du 16 au 19 juin prochain à Paris, Porte de Versailles. Il est organisé par le GART, le Syndicat des Transports dIle-de-France, le Conseil Régional dIle-de-France, la Ville de Paris, le Club des Villes Cyclables, lUTP, la SNCF, la RATP, la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs, la Fédération Nationale des Artisans Taxis et le réseau OPTILE.
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