COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 24 juin 2004

« Plan National Santé Environnement / 2004-2008 »
Les élus du GART déplorent que le rôle du transport public
ne soit pas pris en compte à sa juste valeur dans ce Plan national
au service du développement durable de notre planète


Estimant que la question « transport public » n’a été que partiellement prise en compte dans le « Plan National Santé Environnement / 2004-2008 », Michel DESTOT, Président du GART, a adressé un courrier à Monsieur Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, le 22 juin dernier pour lui faire part de son étonnement et de sa déception. Les modes de déplacements alternatifs à la voiture utilisée « en solo » étant un outil essentiel pour la mise en œuvre d’une solide politique en faveur du développement durable, le Président du GART espère voir ce Plan évoluer sur les 4 ans à venir.


=> Dans un courrier au Premier ministre, Michel DESTOT exprime son étonnement et sa déception concernant le volet « transports » du « Plan National Santé Environnement / 2004-2008 »

Le GART déplore que le Plan ne s’engage pas suffisamment dans la réalisation d’actions concrètes en matière d’incitation à la modification des comportements en matière de déplacements. De plus, s’il est indiqué dans ce rapport que « le développement des transports collectifs contribuera à limiter les émissions polluantes » et s’il évoque des « actions lourdes et sur le long terme qui engagent l’Etat et les collectivités », il est également indiqué, au grand étonnement des élus du GART, que « ces actions dépassent le cadre du PNSE ».

Les transports ont un impact particulièrement important sur l’environnement et la santé. En effet, selon les chiffres annoncés par l’AFSSE (Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale) dans son récent rapport sur « L’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine », 6 500 à 9 500 décès peuvent être directement imputables à la pollution par les particules fines émises notamment par les automobiles. Par ailleurs, nombre de nos concitoyens vivant en zone urbaine souffrent de troubles liés au bruit de la circulation routière.

« Il y a urgence à agir » et pourtant les principales dispositions du « Plan National Santé Environnement / 2004-2008 » concernant la promotion des modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle s’appuient sur des mesures existantes et ne bénéficieront pas du soutien financier de l’Etat, comme cela a été le cas jusqu’en 2002. En effet, après une très importante réduction des aides aux transports collectifs de province et à la mise en œuvre des plans de déplacements urbains en 2003, l’Etat s’est désengagé du financement des transports collectifs et des modes doux en supprimant, purement et simplement, les crédits traditionnellement affectés aux déplacements urbains.


=> Les transports de voyageurs et de marchandises sont un outil essentiel du développement durable : il est donc urgent et nécessaire d’engager des mesures ambitieuses à la hauteur du défi qui nous est imposé.

Contrairement aux arguments avancés dans le « Plan National Santé Environnement / 2004-2008 », les évolutions technologiques ne seront pas en mesure de supprimer, à elles seules, les effets sur la santé de la croissance du trafic automobile et routier liée à l’accroissement de la mobilité. De plus, elles ne pourront qu’en partie résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les citadins, comme le bruit et la congestion.



Pour diminuer l’usage de la voiture en ville, qui est la principale responsable de la pollution atmosphérique de proximité, du bruit, de l’insécurité routière et de leurs conséquences sur la santé, Michel DESTOT a tenu à rappeler au Premier ministre qu’il est impératif et urgent d’offrir à nos concitoyens une alternative crédible en matière de transport public.

Enfin, il a conclu ce courrier adressé à M. Raffarin en formulant l’espoir que les arbitrages budgétaires à venir traduiront l’attachement des pouvoirs publics à un service public de transport de qualité, seule alternative à l’usage immodéré de la voiture en ville.



A propos du GART
Association d’élus locaux fondée en 1980, le GART (Groupement des Autorités Responsables de Transport) rassemble 252 autorités organisatrices de transport public de toutes tendances politiques. Il est présidé depuis novembre 2001 par Michel DESTOT, Député, Maire de Grenoble. Outre ses vocations de conseil auprès de ses adhérents et d'expertise en matière de transports publics et de déplacements, le GART exerce une mission d'animation du débat et de fédération du secteur des transports autour de mêmes objectifs : mieux vivre et se déplacer.
Le GART entend démontrer l’importance des transports publics dans la vie sociale et économique et faire connaître les améliorations à apporter, pour qu’ils soient encore plus performants, moins polluants et plus sûrs. Organisme de référence dans le secteur, le GART est l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics compétents, concernant les questions de transport et de déplacement, aux niveaux français et européen.


Pour de plus amples informations ou une interview avec Michel DESTOT, Président du GART ou Chantal DUCHENE, Directrice Générale du GART, veuillez contacter notre service de presse

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