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COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 19 mai 2004 Projet de loi dorientation sur lénergie :
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Le GART sétonne que le gouvernement nait pas pris en compte dans son projet de loi dorientation sur lénergie la dimension liée aux transports. Michel Destot, en tant que Député, Maire de Grenoble et Président du GART, sest exprimé à lAssemblée nationale le 18 mai pour rappeler le poids des transports dans la consommation énergétique et notamment dans celle du pétrole. Ce projet de loi traduit un recul significatif par rapport à la reconnaissance de la place du transport dans la mise en uvre dune mobilité durable. Le GART demande à ce que soit prise en compte, à sa juste valeur, la problématique de lénergie liée aux transports dans le cadre du projet de loi lorientation, qui engage la politique de la France en la matière sur une trentaine dannées. => Le transport au cur de la problématique énergétique : 5O% des émissions mondiales de monoxyde de carbone, dhydrocarbure et doxyde dazote proviennent des transports. Alors que différents rapports paraissent sur les effets néfastes causés sur la santé par les énergies polluantes (automobiles, véhicules lourds) et quil est avéré que les consommations dans ce secteur sont celles qui croissent le plus vite, la loi dorientation sur lénergie proposée par le gouvernement ne mentionne quen annexe le problème des transports et ne prend pas la mesure de cet enjeu environnemental et de santé publique. Pourtant les chiffres parlent deux-mêmes et ne peuvent être ignorés : entre 1990 et 1996, les émissions de CO2 dues aux transports ont augmenté de 12%, de 1971 à 2001, la consommation dénergie dans le transport, à léchelle mondial, sest accrue en moyenne de 2,7 %. Les politiques menées en matière dorganisation urbaine encourage une dispersion de la ville, irréversible à léchelle dun siècle et responsable de la vive croissance de nos consommations de carburants : un urbanisme dont la densité de population est de 25 habitants par hectare conduit à une consommation de carburant de trois à quatre fois supérieure à celle que lon constate dans les villes traditionnelles où vivent en moyenne 200 habitants par hectare. Labsence de débat sur le rapport entre la politique dénergie et les transports contredit la démarche volontariste des autorités organisatrices de transport qui ont engagé depuis 20 ans des politiques structurelles pour réduire la circulation automobile et ses émissions polluantes (Plans de Déplacements Urbains, Transports en Commun en Site Propre, amélioration des itinéraires piétonniers et cyclables, Plans de Déplacements dEntreprises ou dAdministration, co-voiturage, auto-partage, etc.). => Le GART estime quil sera très coûteux à terme de ne pas prendre, dès aujourdhui, des mesures nécessaires et courageuses pour favoriser les énergies propres dans les transports Dans sa déclaration à lAssemblée nationale le 18 mai, Michel Destot a réaffirmé sa position en faveur de la prise en compte, en amont, des problèmes liés à lénergie dans le domaine des transports : « Je suis convaincu en tant quélu local et président du GART, quil sera très coûteux à terme de ne pas prendre, dès aujourd'hui, les mesures nécessaires et courageuses pour réduire nos besoins de déplacement : de 1980 à 2000, notre pays a augmenté de 53% ses émissions totales de CO2 liées aux transports qui représentent aujourdhui 40% de lensemble. » Au-delà des coûts payés directement par lutilisateur, les transports (principalement les transports routiers) nécessitent ou provoquent des dépenses pour la collectivité, à travers notamment les atteintes à lenvironnement. Des spécialistes estiment à 15 milliards deuros par an le coût global des nuisances générées par le transport. La TIPP, qui est un impôt sur lusage de lautomobile et des camions et qui génère 23 milliards deuros, reste encore bien inférieure aux effets à long terme de la circulation des voitures et des camions. Selon les propos de Michel Destot, « Le déséquilibre donné aux investissements routiers par rapport aux transports en commun et au ferroutage dans les choix dinfrastructures est en contradiction totale avec lambition affichée par le Premier Ministre de placer la France sur le chemin dune division par 4 de ses émissions de gaz à effet de serre à lhorizon 2050. A titre dexemple, la part de marché du fret ferroviaire est tombée de 57,60 % en 1960 à 22,5 % aujourd'hui. Les avantages qu'offre le rail sont pourtant bien connus : faible utilisation de l'espace, grande sécurité, efficacité énergétique, utilisation de l'électricité, énergie non polluante. Le défi lancé aujourd'hui, c'est l'inscription dans une logique d'intermodalité, tant pour les voyageurs que pour le fret. » => Des investissements dans les transports en commun et une politique ambitieuse pour réduire la place de la voiture : deux conditions nécessaires pour une mobilité durable Le GART soutient lobjectif fixé par le Gouvernement de diviser par 4 les consommations dénergie fossile en cinquante ans pour faire face au risque de changement de climat, à lépuisement des énergies non renouvelables comme le pétrole. Lampleur de ce défi est considérable et lobjectif ne pourra être atteint (à un coût acceptable) que si tous les acteurs se mobilisent de manière à ce que chacun des 60 millions de consommateurs finaux et dentreprises soient amenés à faire les économies nécessaires en matière dénergie fossile. Ainsi, lenjeu de la « politique de lénergie » de la France ne réside plus uniquement dans laction de lEtat pour négocier avec une dizaine de grands offreurs dénergie, elle consiste surtout à guider tous les consommateurs sur le chemin des économies dénergie. Le GART souhaite attirer lattention du gouvernement sur la nécessité de prendre la mesure du poids des transports dans la consommation énergétique et souhaite quils soient pris en compte dans lélaboration du projet de loi dorientation sur lénergie. |
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