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COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 19 mai 2003 |
À loccasion du débat parlementaire sur les transports du 20 mai à lAssemblée nationale, les élus du GART présentent leurs principales orientations en matière dinfrastructures de transport, fondées sur lanalyse de quatre documents récemment rendus publics : le rapport daudit sur les grands projets dinfrastructures de transport, le rapport Haenel-Gerbaud sur le fret, le rapport Richemont sur le cabotage maritime, et létude de la DATAR « La France en Europe : Quelle ambition pour une politique des transports ? » . Le GART considère en effet que les autorités organisatrices de transport sont concernées par la définition des politiques dinfrastructures, notamment de par lincidence de ces politiques sur lensemble de la chaîne des déplacements, quil sagisse du transport de marchandises ou des déplacements de personnes. Cest pourquoi, les autorités organisatrices sexpriment légitimement et souhaitent être entendues dans le cadre des réflexions engagées par le Gouvernement. Donner un rôle aux régions en matière dinfrastructures Les collectivités territoriales, et notamment des régions, sont déjà très largement impliquées dans le financement des infrastructures que ce soit dans le cadre des contrats de plan entre lEtat et les Régions ou pour des projets spécifiques. Cest pourquoi, le GART demande que les régions bénéficient : - dun rôle plus important dans l'évaluation précise des besoins d'infrastructures de transport et dans la hiérarchisation des projets, - du développement et de la pérennisation des instances régionales de concertation sur lutilisation des infrastructures ferroviaires, - dune compétence nouvelle en matière de planification des grands équipements logistiques (entrepôts, plates-formes logistiques, chantiers multimodaux ) afin déviter leur éparpillement et la redondance d'investissements publics. De plus, le GART souhaite que soient précisées les conditions dun éventuel transfert de compétence, au profit des régions, des ports, aéroports et voies navigables, notamment sur le plan financier. Accélérer le financement des grands projets En matière dinvestissements, le GART souligne que même si loptimisation du réseau actuel dinfrastructures doit être une priorité, cela ne doit pas freiner les projets de développement qui apparaissent indispensables. Cest pourquoi le GART rappelle quil revient à lÉtat et à lUnion européenne de financer les infrastructures de transport nécessaires au fret. Les élus responsables de transport demandent que soient explorées des sources de financement d'investissement nouvelles pour les infrastructures non routières : grand emprunt européen garanti par lUnion et destiné à financer les projets ferroviaires les plus stratégiques à léchelle européenne, tarification de l'usage des infrastructures pour les poids lourds mais aussi taxation des poids lourds dans les zones sensibles pour favoriser lintermodalité, ... Le GART exprime à nouveau son souhait dune affectation partielle de la TIPP aux transports collectifs. Il souhaite également que les collectivités territoriales soient autorisées à mettre en place un péage de congestion. En revanche, le GART soppose à un relèvement des tarifs de linfrastructure ferroviaire sil nétait pas compensé par lEtat car cela reviendrait à pénaliser les transports régionaux ferrés de voyageurs dont la compétence a été récemment (1er janvier 2002) transférée aux régions. Choisir le développement durable pour les territoires Le GART rappelle la nécessité de privilégier les politiques de développement durable en matière de transport afin dinstaurer une mobilité durable. Cest une mobilité qui répond aux enjeux de développement économique, de solidarité et de préservation de lenvironnement. - En matière de développement économique, il sagit daméliorer la compétitivité des territoires au niveau européen. - En matière de solidarité, il sagit dassurer léquilibre territorial et le droit aux transports en sécurité pour tous les citoyens, afin que tous aient accès aux équipements, aux emplois et aux loisirs, quils soient urbains, ruraux ou résidents des zones périurbaines. - En matière de préservation de lenvironnement, il sagit de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et lutter ainsi contre le réchauffement de la planète, de diminuer la pollution atmosphérique et le bruit. Pour cela, il faut privilégier une approche multimodale des transports de marchandises et de voyageurs, qui ne peut être mise en uvre sans une totale coopération des acteurs, État et collectivités territoriales. Si, en matière dinfrastructures, laccent est mis sur laccessibilité des métropoles à vocation internationale, rappelons que les collectivités territoriales financent, pour leur part, les réseaux locaux, notamment les Transports en commun en site propre (TCSP), qui contribuent grandement à lattractivité des grandes agglomérations. Enfin, reste la question de la desserte des zones périurbaines et enclavées vers lesquelles de plus grands efforts doivent se porter. La réflexion du Gouvernement doit sappuyer sur une analyse durable des besoins et doit être accompagnée par des moyen financiers cohérents avec les objectifs poursuivis. |
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