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COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 03 mars 2003 |
| Depuis plusieurs mois, le GART sinterroge sur les conditions dapplication de larticle 123 de la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains (SRU) qui pourtant revêt un intérêt majeur : offrir aux personnes en situation précaire, une réduction de lordre de 50 % sur les tarifs des réseaux de transports publics. Les témoignages des élus, de même que leurs interventions lors des débats organisés par le GART sur ce sujet le confirment : larticle 123 pose des difficultés dapplication concrètes que les Autorités Organisatrices de Transport (AOT) nont pas encore surmontées. Cest pourquoi le Président et le 1er Vice-Président du GART - Michel DESTOT et Christian PHILIP - ont, dans le cadre de leur activité parlementaire, déposé une question écrite à lAssemblée nationale, appelant à un projet de loi gouvernemental modifiant larticle 123 de la loi SRU. - En létat, lapplication de larticle 123 de la loi SRU est difficilement compatible avec la diversité des situations locales Alors que la Loi sur lOrientation des Transports Intérieurs (LOTI) dispose que la politique tarifaire est définie par lautorité compétente de manière à obtenir lutilisation la meilleure, sur le plan économique et social, du système de transport correspondant , larticle 123 de la loi SRU savère beaucoup plus contraignant. En effet, en contradiction avec les objectifs politiques de décentralisation de compétences, cet article oblige les Autorités Organisatrices urbaines à pratiquer une réduction tarifaire, leur impose des catégories de bénéficiaires, un seuil minimal de réduction et ce, sans condition de résidence sur le territoire du PTU . Or, si bon nombre dAutorités Organisatrices urbaines hors Ile-de-France pratiquent, en application de larticle 2 de la LOTI, des réductions tarifaires allant jusquà la gratuité en faveur de catégories sociales défavorisées, elles sont très peu nombreuses à appliquer larticle 123 de la loi SRU, en raison de deux difficultés majeures. La première est dordre technique : lidentification des bénéficiaires, notamment ceux résidant en dehors du PTU, est extrêmement complexe. La seconde, financière, relève de lévaluation et du financement des compensations tarifaires. Ces difficultés sont révélatrices de la diversité des situations locales et des solutions privilégiées par les Autorités Organisatrices. À Montpellier par exemple, la Communauté dAgglomération a choisi dinstaurer un chèque-transport, dans un souci de responsabilisation de lusager. À Saint-Brieuc, la Communauté dAgglomération a considéré que le dispositif relevait de la compétence des communes : ce sont donc les CCAS qui redistribuent les titres de transport à certains usagers. Poitiers a fait le choix de la gratuité en faveur de certaines catégories dusagers dont les Rmistes et les demandeurs demploi. Dautres usagers, quant à eux, bénéficient dun tarif préférentiel. La spécificité de chaque AO et la diversité des solutions adoptées au plan local sont autant de signes de la nécessité de faire évoluer larticle 123 dans le sens dune liberté de voies et de moyens pour les Autorités Organisatrices. - Sans remettre en cause lesprit de la loi, les élus du GART demandent une modification de larticle 123 de la loi SRU et appellent à un projet de loi du gouvernement dans ce sens Aussi Michel DESTOT et Christian PHILIP ont-ils décidé dêtre les porte-parole des adhérents du GART et de solliciter le gouvernement pour une modification de larticle 123 de la loi SRU. Ils souhaitent que : - Les catégories de bénéficiaires potentiels de la tarification sociale ne soient pas imposées par la loi, mais que les AO conservent leur libre-arbitre en la matière, notamment en ce qui concerne le seuil minimal de revenus donnant droit à une réduction tarifaire ; - Les Autorités Organisatrices soient libres des moyens pour mettre en uvre les réductions tarifaires sur leur aire de compétence et que la clause concernant le lieu dhabitation des usagers ne soit pas maintenue (clause concernant la réduction de tarif pour des non résidents du PTU). En revanche, certaines dispositions de la loi devraient être conservées : - Le niveau minimal de la réduction tarifaire pourrait être maintenu. - Il en va de même pour lalternative « toute autre forme daide équivalente », permettant la mise en place de chèques-transports par exemple. Enfin, les élus du GART sont favorables à ce que les Autorités Organisatrices aient lobligation, chaque année, de présenter aux pouvoirs publics un bilan des actions mises en uvre en matière de tarification sociale. |
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