À la veille du vote de la loi de finances pour 2004, la Commission des finances de lAssemblée nationale a amendé le projet de loi du Gouvernement en supprimant la possibilité aux autorités organisatrices de relever le taux du versement transport
Si les élus du Groupement des Autorités Responsables de Transport soutiennent linitiative du Gouvernement consistant à réfléchir à un système de financement pérenne des transports publics moins soumis aux aléas liés à la conjoncture économique, ils ne peuvent que salarmer de labandon brutal, sans avertissement et sans concertation, des subventions de lEtat, réduisant à néant les efforts entrepris par les élus locaux.
Devant les différentes réactions négatives des élus de droite comme de gauche, le GART sinterroge sur la véritable volonté du Gouvernement de poursuivre la politique daccompagnement des projets des politiques de déplacement aux côtés des collectivités locales. En effet, la probable suppression des lignes de subvention aux transports collectifs, par lAssemblée nationale lors du vote du budget transport qui aura lieu le vendredi 24 octobre ne fera que parachever la dynamique dabandon des transports collectifs entamée depuis deux ans.
Afin de pallier de façon provisoire labandon des lignes budgétaires relatives aux Transports en Commun en Site Propre (TCSP) et aux Plans de Déplacements Urbains (PDU), le Gouvernement avait prévu de donner la possibilité aux autorités organisatrices de relever le taux du versement transport, de bénéficier des taux bonifiés de la Caisse des dépôts et enfin de percevoir le produit des recettes liées aux amendes de stationnement.
Pour faire face aux 238 millions deuros de subventions attendues par les collectivités en 2004, ces mesures sont loin de faire le compte. Labandon éventuel, après le débat parlementaire, de la possibilité par les autorités organisatrices de relever les taux du versement transport diminue encore les marges de manuvre.
Aussi, et afin de poursuivre avec sérénité la réalisation des projets en cours, cohérents avec la volonté du Président de la République dengager la France dans une politique de développement durable, les élus du GART demandent-ils au Gouvernement de poursuivre le système de financement actuel et donc dinscrire et de provisionner en autorisations de provision les lignes daide aux TCSP et PDU hors Ile-de-France tant que les mesures nouvelles véritablement efficaces nauront pas été arrêtées et adoptées.