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Communiqué de presse Le 30 juillet 2002 Pics de pollution et santé publique |
| Alors que de nombreuses agglomérations françaises sont touchées par des pics de pollution atmosphérique à l'ozone, en grande partie causés par la circulation automobile, le GART rappelle limportance de la lutte contre la pollution atmosphérique pour la préservation de la santé publique. Elle doit se traduire politiquement par la promotion des modes de transports moins polluants - transports publics, vélo et marche aux dépens du recours systématique à lautomobile. L'enjeu est de taille : 1 834 décès pourraient être évités chaque année (1) . ÿ La pollution, problème de santé public et accélérateur de mortalité Chaque été, c'est à l'occasion des pics de pollution que la question de la qualité de l'air dans les villes revient à la Une de l'actualité. Or, loin dêtre un phénomène saisonnier, la pollution touche de nombreux Français tout au long de l'année. Une étude réalisée par l'Institut de Veille Sanitaire (IVS), révèle une évidente corrélation entre pollution et santé des personnes fragiles (2). Il s'avère que la pollution engendre 2 786 décès anticipés par an et des milliers d'hospitalisations. Selon l'IVS, 1 834 décès et près de 750 hospitalisations pourraient être évités si la pollution était deux fois moindre. ÿ Les collectivités locales luttent activement pour améliorer la qualité de lair Depuis une vingtaine dannées, les autorités organisatrices de transport ont engagé des politiques structurelles visant à réduire la circulation automobile et ses émissions polluantes à moyen terme. Notons que 49 agglomérations de plus de 100 000 habitants ont déjà finalisé leurs Plans de déplacements urbains (PDU) , dont bon nombre définissent des objectifs en matière de réduction de la circulation et/ou des émissions polluantes (3). Certaines agglomérations s'engagent dans des projets de TCSP (4), répondant ainsi au souhait de 50 % des Français, qui utiliseraient moins leur voiture s'ils bénéficiaient de transports publics performants (5). Ces projets ont un impact financier significatif. Pour les mener à bien, les autorités organisatrices urbaines ont bénéficié en 2002 de 204, 3 millions d'euros d'aides de l'État, 114, 2 millions d'euros d'autorisations de programme pour les TCSP et 90,1 millions d'euros pour les PDU. Le GART demande que ces aides soient revalorisées dans le projet de Loi de Finances 2003, discuté à la rentrée, afin de s'adapter à l'importance des enjeux. ÿ Mais la lutte contre la pollution requiert un élan national et européen En effet, si les politiques de lutte contre la pollution s'exercent en premier lieu au niveau local, elles doivent s'intégrer à un projet global et bénéficier d'un fort encouragement au niveau national et européen, notamment sur le plan financier. La lutte contre la pollution, dans le cadre des politiques de développement durable, doit être reconnue comme une priorité par les pouvoirs publics français mais aussi à léchelle européenne. Cest pourquoi, le GART, dans le cadre du Comité de Promotion des Transports Publics, a retenu le thème du Transport et du développement durable pour la Semaine du transport public qui aura lieu du 16 au 22 septembre prochains. 1 Source : programme de surveillance épidémiologique "PSAS-9" sur l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine dans 9 grandes villes françaises, Institut de Veille Sanitaire. |
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