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Le projet de loi GAYSSOT contient des
avancées importantes pour coordonner les politiques de
transport et d'urbanisme, mais n'offre pas de véritables
nouveaux moyens d'actions pour agir sur les déplacements.
Ses volets stationnement et financement sont en effet décevants
et devront être revus par le Parlement.
Après avoir pris connaissance, au
cours de la concertation, de l'avant-projet de loi relatif à
la Solidarité et au renouvellement urbains que présentera
le 2 février le Ministre de l'Equipement, du Logement
et des Transports, Jean-Claude GAYSSOT, en Conseil des Ministres,
le GART se demande si une occasion décisive de donner
la priorité aux transports publics ne risque pas d'être
ratée. Cette loi laisse entrevoir de belles promesses,
mais qui ne sont pas toutes tenues.
Pour les élus du GART, ce projet
de loi est opportun et nécessaire. C'est pourquoi ils
saluent l'initiative du Ministre de l'Equipement, du Logement
et des Transports, qui comble un vide dans les politiques
urbaines offrant de nouveaux outils pour maîtriser
le développement urbain et non plus le subir.
Le GART se réjouit que ce texte
marque quatre avancées importantes :
- Il conforte le rôle des Plans de Déplacements
Urbains dans la hiérarchie des documents d'urbanisme
et en matière de pouvoirs de police des Maires.
- Il consacre la place des transports de marchandises dans
les politiques de déplacements en les considérant
comme un élément essentiel à l'activité
économique et non plus seulement comme une nuisance.
- Il confirme le transfert de la compétence ferroviaire
en matière de transports régionaux aux conseils
régionaux et permet d'engager la réforme des
transports en Ile-de-France.
- Il crée les syndicats mixtes de transport,
qui en permettant à des autorités organisatrices
de travailler ensemble pour améliorer la coordination
de leurs réseaux de transport, apportent un début
de réponse au développement des transports publics
dans les zones périurbaines.
Le GART regrette, en revanche, que le gouvernement
n'ait pas osé aller plus loin sur les deux principaux
leviers de l'usage des modes de transport : le stationnement
et le financement des transports publics.
Sur le stationnement, il est indispensable,
pour mener une action cohérente en matière
de transport, que la compétence stationnement soit
transférée des communes à une autorité
d'agglomération compétente pour les déplacements
l'urbanisme et les transports. Les Communautés Urbaines
ou d'Agglomération auraient pu bénéficier
de ce transfert.
Le projet de loi aurait dû également
mettre fin à une anomalie, celle qui prévoit dans
les documents d'urbanisme, l'obligation de prévoir des
normes minimales de construction de places de parkings pour tout
nouvel immeuble. Il faudrait au contraire, en particulier pour
les bureaux situés en centre-ville, prescrire des normes
maximales pour limiter le stationnement.
Sur le financement, le GART espérait que le gouvernement aurait
le courage d'exonérer les transports collectifs de la
Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP)
et des taxes sur l'énergie, comme c'est déjà
le cas dans plus de la moitié des pays de l'Union Européenne.
Il constate qu'il a fait preuve de la même timidité
que ces prédécesseurs en cette matière puisque
aucune disposition n'a été prise ni dans le projet
de loi GAYSSOT, ni dans le programme de lutte contre l'effet
de serre présenté il y a deux semaines. Si la priorité
aux transports publics fait politiquement correct dans les discours
officiels, on constate qu'il est plus facile d'émettre
des réglementations que de prévoir les financements
pour les mettre en uvre.
Ce projet de loi ambitieux est donc encore
inachevé. Le GART attend du Parlement qu'il pallie ses
lacunes sur ces deux questions clefs.
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