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L'OFFRE ET L'USAGE DES TRANSPORTS PUBLICS
Données UTP 2001-2002
En moyenne statistique,
dans chaque kilomètre carré de ville, on peut suivre
1,5 km de ligne de transport public, attendre dans dix Abribus
(cinq dans chaque sens) le croisement de deux bus toutes les
vingt minutes. Pour l'ensemble des villes française, cela
fait presque un milliard de kilomètres parcourus par an
!
Vingt ans de déploiement de l'offre
En 2001, les transports publics urbains ont assuré 4,4 milliards de voyages, dont 40 % en province et le reste en Ile-de-France. Pour assurer ces voyages, les véhicules ont parcouru un milliard de kilomètres le long de 31 400 km de lignes. L'offre de transport, mesurée par le nombre de kilomètres parcourus par les véhicules, n'a cessé de croître au cours de la dernière décennie : mais stagne entre 2000 et 2001 (+0,2 %). Mais il faut tenir compte de l'évolution démographique et du "périmètre de transports urbains" (PTU) qui désigne l'ensemble des communes desservies.
Usage des transports publics : croissance
ou stagnation ?
Ce contexte géographique est d'autant plus handicapant pour les transports publics qu'il faut y ajouter l'équipement généralisé des citadins en voitures particulières. La fréquentation par habitant baisse entre 2000 et 2001 (-1,2 %), masquant des résultats très contrastés : progression dans 50 % des réseaux et en Ile-de-France.
Une offre stimulée
La mise en service de "sites propres" au cours des 15 dernières années, avec métros et tramway, a dopé l'offre sur l'ensemble du réseau. La fréquentation a crû en moyenne de 10 à 40 % dans les villes concernées : 30 % à 40 % à Strasbourg et Rouen par exemple, dans les deux ans qui ont suivi l'arrivée du tramway en 1995. Idem à Rennes en 2001 après la mise en service du VAL.
LA
MODERNISATION DU MATERIEL ROULANT
Les enjeux industriels
Les constructeurs
et les industriels ont compris les enjeux du développement
de ce secteur. Face aux demandes des collectivités locales
et devant l'essor des projets pour moderniser ou équiper
les villes, les industriels proposent un large éventail
d'innovations technologiques :
- un foisonnement d'inventions
pour de nouveaux matériels plus rapides, plus sûrs,
plus confortables, plus faciles d'accès. Tram-train, métros
automatiques, tram léger, tramways sur pneus, bus surbaissé...
- adaptation des véhicules
à toutes les énergies propres : gaz naturel véhicules
(GNV), gaz de pétrole liquéfié (GPL), diester,
véhicule hybride diesel/électrique, alimentation
électrique par ligne, au sol ou sur batterie...
- meilleure information
d'attente du voyageur (affichage en temps réel) ou du
conducteur (repérage par satellite/GPS).
- nouveaux systèmes
de billettique sans contact.
Les transports publics changent d'image
Les métros
Paris et l'Ile-de-France
disposent aujourd'hui de 200 km de métros et de 400 km
de Réseau-Régional-Express. Les métros automatiques,
déjà présents à Lille, Toulouse,
Lyon, Paris desserviront la future ligne de Rennes.
Les
tramways
La plupart des
villes en étaient équipées au début
du siècle, la quasi totalité l'ont supprimé
dans les années 50 et 6O. Seules Saint-Etienne, Lille
et Marseille ont choisi de les conserver, les deux premières
les ayant modernisés.
Nantes, puis Grenoble ont permis de réhabiliter le tramway
au milieu des années 80 ; Saint-Denis/Bobigny, La Défense-Issy
en région parisienne, Strasbourg et Rouen ont suivi. Montpellier,
Orléans et Lyon seront bientôt équipé.
Le bus
Plus de 10 000
bus constituent le parc français. Depuis les années
80, collectivités locales, constructeurs et entreprises
de transport se mobilisent pour améliorer leurs performances
:
- circulation en voies
réservées et en site propre pour augmenter leur
vitesse commerciale : Lorient, Dijon, Besançon, Nice,
Clermont-Ferrand, Montpellier...
- généralisation
de plancher surbaissé pour une meilleure accessibilité.
- les bus veulent rouler propre : bus à gaz (GNV, GPL), traction électrique, filtres à particules, carburant à très basse teneur en souffre, aquazole, biocarburants (Club des villes Diester).
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