Vous êtes dans : Accueil > Les dossiers > Modes doux / actifs > TC et vélo : l'heure est au partage
1er septembre 2008. Transport public et vélo sont complémentaires. En terme de partage de la voirie, de stationnement des vélos aux points d'échange, et même à l'intérieur des véhicules. L'heure est au partage. La loi sur l'air a, en effet, clairement fixé comme orientation aux plans de déplacements urbains (PDU) de diminuer le trafic automobile. Après avoir tablé sur la complémentarité avec la voiture - nécessaire mais insuffisante - les TC explorent les potentialités qu'offrent des synergies avec le vélo et la marche. En cette matière, les collectivités locales planchent sur des solutions en matière de partage de la voirie et de complémentarité. Dans les deux cas, les réponses à apporter ne sont pas toujours évidentes.
Le partage de l'espace est une démarche complémentaire aux sites propres. Transports publics et vélos ne sont pas isolés de la circulation automobile.
Comment dans ces conditions favoriser ces modes alternatifs ?
Les villes disposent de toute une palette d'outils qu'elles choisiront selon la largeur de la voirie, en fonction des conditions générales de circulation et de l'importance respective des flux de bus et de vélos.
Par exemple :
• réduction de la chaussée pour les automobilistes et affectation d'une voie ou couloir (par marquage) aux transports publics et aux vélos. Sa largeur variera selon le type de rue, le nombre et la vitesse des bus et des cyclistes. Elle devra être plus importante si l'on souhaite qu'ils puissent se dépasser ;
• aménagement aux feux de sas vélo, en avant de la ligne de feu. Ils favorisent la sécurité des deux roues et accélèrent la rapidité des dégagements des cyclistes ;
• voie "banale" unique (une voie par sens) sur laquelle circulent autobus, automobilistes et cyclistes... à une vitesse limite de 30 km/h (zone 30) ;
• rue mixte piétons-bus (ou tramways) avec accès cycliste, ou plateaux piétons où les cyclistes et les bus peuvent accéder.
La complémentarité se donne, pour sa part, l'objectif d'intégrer le vélo dans une chaîne complète de déplacement par des modes alternatifs à la voiture. Des synergies existent avec les transports en commun, en particulier en matière de stationnement :
• grâce au phénoménal essort du vélo en libre service (VLS) ;
• près des arrêts bus ou tramways : stationnement simple par arceaux ou véloboxes fermés ;
• près des gares, en périphérie comme en centre-ville : stationnement vélo de préférence protégé et gardé ;
Autre chantier de coopération stratégique : l'embarquement de vélos dans les transports publics. Il reste à mettre en oeuvre dans la plupart des trains, RER, tramways, voir bus. Le potentiel semble particulièrement important sur les longues distances. Il devra être valorisé sur les courtes distances.
Autant de pistes pour que vélos et TC avancent …ensemble !