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8 juin 2010. A mi-chemin entre le sommet de Copenhague et la prochaine conférence des Nations unies sur le réchauffement climatique, comment les métropoles européennes répondent-elles aux défis du changement climatique ? Comment se sont-elles approprié les débats de l’après-Copenhague pour concevoir avec le transport public une mobilité écologique à l’échelle locale ? Ce débat souhaitait interroger des élus et des opérateurs sur les outils qu’ils déploient pour répondre à un double objectif : multiplier par deux la fréquentation d’ici 2025 dans le respect du développement d’une mobilité verte (politique d’urbanisme, travail de juste répartition des modes sur la voirie, notion revisitée de la mobilité…).
Le 8 juin 2010, Bernard Soulage, vice-président du conseil régional de Rhône-Alpes et membre du Bureau du GART, représentait le GART à une table ronde intitulée « La mobilité durable dans les grandes métropoles européennes » et qui se déroulait à l’occasion du Salon européen de la mobilité à la Porte de Versailles.
Propos liminaire
→ Hervé Le TREUT, climatologue, participant au dernier rapport du GIEC, Prix Nobel 2007
Modérateur
→ Alain FLAUSCH, président de l’UITP
Intervenants
→ Joël LEBRETON, président de Transdev, président du GIE Objectif transport public
→ José Manuel PRADILLO POMBO, directeur général du Consorcio Regional de Transportes de Madrid
→ Patrice PLOJOUX, président du conseil d’administration des transports publics Genevois
→ Roland RIES, sénateur-maire de Strasbourg, président du GART
→ Paolo PISSARELLO, vice-maire de Gènes
→ Rudolf SCHICKER, vice-maire de Vienne en charge des transports
→ José Manuel SILVA RODRIGUES, président du conseil d’administration de la Companhia Carris de Ferro de Lisbonne
→ Bernard SOULAGE, vice-président délégué à l’Europe et aux Relations Internationales, membre du Conseil des Communes et des Régions d’Europe
Éléments de cadrage
Les grandes métropoles sont devenues une source majeure et croissante d'émissions de CO2 et de polluants atmosphériques, lesquels ont des conséquences graves sur la santé publique et influent directement sur le changement climatique.
L’Union européenne a toujours joué un rôle de leadership sur la scène internationale en matière de lutte contre le changement climatique, tant sur le plan des objectifs de réduction des émissions à atteindre que sur celui des politiques à mettre en œuvre pour les réaliser.
La Commission européenne a lancé un programme européen sur le changement climatique (PECC) dès 2000, afin de parvenir à une réduction durable des émissions de gaz à effet de serre.
En octobre 2005, la Commission lançait la deuxième phase du PECC, dont l’un des axes était de notamment parvenir à réduire les émissions du transport routier de passagers.
Plus récemment, en 2008, un paquet "Climat-Énergie" a été adopté. Celui-ci fixe comme objectif une réduction des gaz à effet de serre dans l’Union européenne de 20% par rapport aux niveaux de 1990, un objectif contraignant de 10% pour la part de l’énergie produite à partir de sources renouvelables dans le secteur des transports d’ici 2020 ainsi que des mesures destinées à améliorer la qualité des carburants.
Appuyée par l’agence européenne de l’environnement, la Commission européenne joue un rôle important dans l’élaboration de stratégies et dans la mise en place de normes visant à garantir les exigences environnementales.
Ainsi, la Commission européenne a publié le 17 juin 2009 une communication sur l'avenir de la politique commune des transports, document préparatoire qui dresse les grands axes stratégiques, avant que ne soit rédigé un nouveau Livre Blanc qui guidera les décideurs européens du transport entre 2010 et 2020. Ce document s'inscrit dans la grande tradition bruxelloise de documents stratégiques : Livre Blanc de 1992 sur « Le développement futur de la politique commune des transports », Livre Blanc de 2001 sur « La politique européenne des transports à l'horizon 2010 : l'heure des choix », et son bilan à mi-parcours en 2006 : « Pour une Europe en mouvement ».
Des textes sectoriels, à caractère contraignant, viennent également compléter l’arsenal juridique déployé par l’Union européenne. C’est le cas de la directive 2009/33/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative à la promotion de véhicules de transport routiers propres et économes en énergie, qui oblige les acheteurs publics à tenir compte dans le processus d’achat des incidences énergétiques et environnementales tout au long du cycle de vie des véhicules.
Enfin, bien que les transports urbains soient soumis au principe de subsidiarité, une coopération au niveau européen à travers des programmes de recherche, de développement technologique et d’éco-innovation ou encore la diffusion de bonnes pratiques demeure essentielle.